Une autorité iranienne : La peine de mort en Iran n’est pas « une question de droits de l’homme »

mohammad javad larijani

mohammad javad larijaniCSDHI – Le Secrétaire Général du conseil des « droits de l’homme » du régime iranien a répondu à une déclaration faite la semaine dernière par le commissaire de l’ONU, Zeyd Ra’ad Al Hussein, qui a parlé des « problèmes fondamentaux » du processus judiciaire du régime. Mohammad Javad Larijani, le théoricien de l’exécution et de la torture, a tenté de réfuter la déclaration en défendant la peine de mort et l’exécution des mineurs.

Larijani a déclaré : « Il devrait être indiqué que l’engagement d’abolir la peine de mort n’a pas été accepté par la communauté internationale comme un engagement dur ou modéré et il n’y a pas de consensus à cet égard. Par ailleurs, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques n’exclut pas totalement la peine de mort ».

Bizarrement, il continue à prétendre que la peine de mort n’est « pas une question de droits de l’homme », qui contredit les articles 3 (le droit à la vie) et 5 (l’interdiction de la torture) de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

La semaine dernière, lors de la 33ème session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, Ra’ad Al Hussein a mis en garde contre l’aggravation des violations des droits de l’homme en Iran, y compris les exécutions de mineurs, et le manque de coopération du régime iranien avec une organisation des droits de l’homme.

Il a dit : « En ce qui concerne la République islamique, mon bureau n’a pas été autorisé à avoir quelque accès que ce soit depuis 2003 … Notre proposition visant à entamer des pourparlers techniques sur la peine de mort a été, comme d’autres propositions de coopération, systématiquement ignorées. Cela est regrettable, surtout compte tenu des rapports continus que nous recevons sur les problèmes fondamentaux de l’administration judiciaire de la justice pénale, sur l’exécution de tant de personnes, y compris des mineurs, sur la poursuite et la discrimination contre les minorités religieuses et ethniques, les restrictions sévères concernant les défenseurs des droits de l’homme, les avocats, les journalistes et sur la discrimination contre les femmes juridiquement et dans la pratique ».

Il a poursuivi : « Certains pays peuvent fermer les bureaux des Nations Unies ou refuser de coopérer avec les inspecteurs internationaux, mais ils doivent savoir qu’ils ne pourront jamais fermer nos yeux sur la vérité. Nous continuons à essayer de faire de notre mieux pour que nos rapports avec ces pays restent justes ».

Source : Stop au fondamentalisme