Publié le : 29th janvier 2021
Ali-Motayyeri

Ali-Motayyeri

CSDHI – Les autorités iraniennes viennent d’exécuter Ali Motayyeri. Lui et quelques autres prisonniers avaient entamé une grève de la faim.

Il était en grève de la faim pour dénoncer sa condamnation à mort

Ils s’étaient cousu les lèvres pour protester contre sa condamnation à mort injuste et le traitement réservé aux prisonniers par les gardiens de prison depuis le 23 janvier.

Les autorités ont condamné à mort le prisonnier Ali Motayyeri, pour « meurtre prémédité avec un motif religieux. » Elles l’ont exécuté à la prison de Sheiban, à Ahwaz.

Selon l’agence de presse officielle Tasnim, les agents du régime ont exécuté un prisonnier nommé Ali Motayyeri à la prison de Sheiban ce matin. La justice iranienne l’avait condamné à qisas (la loi du Talion) et à l’efsad-fil-arz (corruption sur terre) pour meurtre.

Il est mort car selon les autorités, il était un membre d’ISIS et a tué des pasdarans

Dans une déclaration sur l’exécution d’Ali Motayyeri, le pouvoir judiciaire de la province du Khouzistan a écrit : « Lors d’un attentat terroriste le 7 mai 2018, Ali Motayyeri, un membre terroriste de l’ISIS, a attaqué la base des pasdarans à Sheiban, dans la province du Khouzistan. Il a ainsi martyrisé deux membres actifs des pasdarans sur la base, appelés Bashir Hamidi et Hassan Karoun-Bahmanshir. »

Condamné à qisas

Environ neuf mois après son arrestation, la première section de la Cour pénale d’Ahwaz a condamné Ali à qisas (la loi du Talion). Elle l’a accusé du meurtre de pasdarans, Bashir Hamidi et Hassan Karoud.

Des sources informées ont déclaré à IHR : « Ali Motayyeri et quelques autres prisonniers avaient entamé une grève de la faim. Ils s’étaient cousu les lèvres pour protester contre sa condamnation à mort injuste et contre le traitement réservé aux prisonniers par les gardiens de prison depuis le 23 janvier. »

La pendaison d’Ali dans la région arabe d’Ahwaz survient à un moment où les exécutions et la répression se sont intensifiées dans les régions baloutche et kurde.

Comme il n’existe aucune distinction juridique entre le meurtre et l’homicide involontaire, qu’il soit volontaire ou involontaire en Iran, les personnes accusées de « meurtre avec préméditation » seront condamnées à la peine de mort, quelles que soient l’intention et les circonstances.

Source : IHR