Publié le : 15th octobre 2020

michelle bacheletCSDHI – La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits humains, Michelle Bachelet, a exprimé sa profonde inquiétude concernant les défenseurs des droits humains, les avocats et les prisonniers politiques détenus dans les prisons iraniennes.

Les prisonniers politiques sont en danger à cause de la pandémie de la COVID-19

Elle a maintenant exhorté les autorités compétentes à les libérer en raison de la pandémie du coronavirus qui sévit en Iran et dans ses prisons.

L’Iran est le pays du Moyen-Orient le plus touché par le coronavirus, avec plus de 122 000 décès à ce jour. Mais c’est encore pire pour les prisons car elles sont terriblement surpeuplées et insalubres, même dans les meilleures conditions.

L’état catastrophique des prisons favorise la propagation du virus

Aujourd’hui, les prisons connaissent des pénuries d’eau, des carences de produits de nettoyage pour les personnes ou leur entourage. Il n’y a presque aucun équipement de protection individuelle, pas de tests de dépistage du coronavirus, aucun soins médicaux. Il n’existe pas non plus de section d’isolement.

Au début de la pandémie, le système judiciaire iranien a annoncé qu’il allait libérer 120 000 détenus. Ce qui a été largement abandonné. Mais combien même ce chiffre n’incluait pas les personnes condamnées pour des délits liés à la « sécurité nationale ». C’est-à-dire les prisonniers politiques. En d’autres mots, les manifestants et les dissidents détenus arbitrairement risquent la mort en prison.

Mme Bachelet a déclaré : En vertu du droit international des droits humains, les États sont responsables du bien-être, ainsi que de la santé physique et mentale, de toutes les personnes qui leur sont confiées, y compris celles qui sont privées de leur liberté. Les personnes détenues uniquement pour leurs opinions politiques ou d’autres formes d’activisme en faveur des droits humains ne devraient pas être emprisonnées du tout. Le régime ne devrait certainement pas les traiter plus durement ou les exposer à des risques plus importants. »

Libérez Nasrin Sotoudeh

Elle a cité le cas de Nasrin Sotoudeh, avocate des droits humains et défenseure des droits des femmes – condamnée à 30 ans de prison pour avoir représenté des femmes protestataires ? Celle-ci a protesté contre son maintien en prison par deux grèves de la faim. La seconde s’est terminée en septembre à cause de la détérioration de sa santé et d’un problème cardiaque qui nécessite un traitement spécialisé.

« Je suis très inquiète pour la vie de Nasrin Sotoudeh. Une fois de plus, je demande instamment aux autorités de la libérer immédiatement. Elles doivent lui donner la possibilité de récupérer chez elle avant de suivre le traitement médical de son choix. Au fil des ans, elle a été une défenseure persistante et courageuse des droits de ses compatriotes iraniens. Il est temps que le gouvernement cesse de violer ses propres droits. Car en effet, elle a déployé des efforts qu’elle a déployés au nom des autres. »

Elle a exhorté le régime à libérer sans condition tous les défenseurs des droits humains, les avocats, les prisonniers politiques, les manifestants pacifiques et toute personne détenue pour avoir exercé ses droits.

Source : Iran Focus (site anglais)