Publié le : 7th janvier 2021
Kamran-Rezaii

Kamran Rezaii-far

CSDHI – En Iran, la branche 28 du tribunal révolutionnaire de Téhéran a examiné le cas du prisonnier politique Kamran Rezaii-far le lundi 28 décembre 2020. Elle l’a inculpé pour Moharebeh (guerre contre Dieu). Le juge qui a présidé l’affaire, Amouzad, l’a menacé de la peine de mort pendant le procès.

Les forces du régime iranien ont arrêté le prisonnier politique Kamran Rezaii-far pour « propagande contre l’État » et pour « avoir eu des contacts avec l’Organisation des Moudjahidines du peuple (OMPI/MEK) ». Mais par la suite, la justice iranienne a modifié son acte d’accusation, passant de « propagande contre l’État » à « semer la corruption sur terre » et « Moharebeh. »

Kamran Rezaii-far est né en 1965, il est mécanicien. Il est marié et il a des enfants. Le ministère du renseignement des mollahs l’a arrêté en janvier 2020 pour des liens présumés avec l’OMPI/MEK. Il l’a interrogé dans les quartiers 240 et 209 de la prison d’Evine.

Pour lui extorquer des aveux forcés, il l’a détenu au secret en isolement pendant 77 jours. Il a subi des tortures physiques et psychologiques. Les interrogateurs ont menacé d’arrêter sa femme et son enfant.

Après ses interrogatoires, les agents du renseignement ont libéré Rezaii-far de prison moyennant une lourde caution. Mais au bout de 25 jours, en juin 2020, ils l’ont brusquement convoqué pour un interrogatoire. Sans aucune explication, ils l’ont accusé de « semer la corruption sur Terre ». Il a été arrêté à nouveau et emmené à la prison d’Evine, près de Téhéran.

Il est à noter que selon les lois du régime clérical, les accusations de « corruption sur Terre » et de « Moharebeh » sont passibles de la peine de mort.

Source : Iran HRM