Publié le : 1st février 2021
soheil Arabi

Soheil Arabi

CSDHI – Le système pénitentiaire et judiciaire iranien est empreint d’injustice et de cruauté. De longues peines de prison sont systématiquement infligées à tous les prisonniers politiques.  Tous ceux qui sont en contact avec l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) en font partie.

Sa peine achevée, il est maintenu en détention

Les gardiens de la révolution ont arrêté Soheil Arabi, un prisonnier politique iranien, en 2013.  Il a à présent terminé de purger sa peine initiale. Cependant, il est, comme de nombreux autres prisonniers politiques, contraint de rester en prison. Sans surprise, le pouvoir judiciaire du régime a prolongé sa peine.

Après avoir purgé sept ans dans des conditions carcérales odieuses, la justice l’a faussement condamné pour « trouble à la sécurité nationale », ont rapporté les dissidents.

Dans une lettre écrite depuis la prison, M. Arabi a exposé comment les responsables du régime prolongent extrajudiciairement les peines de prison de ceux qui osent révéler les mauvais traitements que les prisonniers subissent quotidiennement.

« Il est ahurissant qu’ils [les responsables iraniens] pillent les biens des gens, détruisent notre pays et soient impitoyables. Mais, ils gagnent chaque jour plus de richesse et de sécurité », peut-on lire dans la lettre.

La révolte et les dénonciations de Soheil Arabi

« Au lieu de cela, ils appellent ces personnes qui protestent contre la tyrannie et la corruption des « prisonniers de sécurité. » Ils leur infligent toutes sortes de tortures. Mais aussi, ils les tuent dans les prisons, comme ils ont tué Satar Beheshti, Alireza Shir Mohammad-Ali et Vahid. Pourtant, rien ne se passe », a-t-il ajouté dans sa lettre.

Il y a deux ans, M. Arabi était en grève de la faim à la prison de Fashafuyeh pour protester contre les mauvaises conditions de détention et les mauvais traitements infligés aux prisonniers par les gardiens de prison et les responsables carcéraux.

M. Arabi a affirmé sa conviction de continuer à exposer la vérité sur le système carcéral iranien en disant : « Le silence n’est pas seulement une erreur, c’est un crime. »

Le peuple crie la chute du régime des tyrans et le monde reste silencieux

Le peuple iranien s’exprime contre les violations des droits humains commises par le régime depuis des décennies et beaucoup ont perdu la vie pour cette cause. L’OMPI/MEK a déclaré que les 1500 martyrs des manifestations nationales en Iran en novembre 2019 ont exprimé la demande du peuple pour un changement de régime.

Cette même année, les partisans du MEK se sont rassemblés devant les Nations unies à Genève lors de la 40e session du Conseil des droits humains. Les manifestants ont demandé que les auteurs du massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988, pour la plupart des partisans de l’OMPI/MEK, soient traduits en justice. Ils ont réclamé que les violations des droits humains en Iran soient poursuivies. Enfin, ils ont exhorté les Nations unies à expulser les représentants du régime du Conseil.

Le régime a exécuté les victimes du massacre de 1988. Ce dernier craignait le soutien croissant à un Iran libre. Ebrahim Raisi, connu sous le nom de « le juge qui pend », était l’un des principaux responsables. Il est l’actuel chef du pouvoir judiciaire en Iran.

Que fera la communauté internationale ?

La communauté internationale est restée inactive et le plus souvent silencieuse sur les violations des droits de l’homme commises par le régime iranien. L’UE a récemment mis en place une nouvelle politique de sanctions globales contre les auteurs de violations des droits humains. Cependant, elle n’a encore pris aucune mesure pour honorer cette politique.

L’UE devrait utiliser ses nouvelles sanctions mondiales pour imposer des sanctions aux responsables du régime iranien. Elle doit cesser de les encourager à commettre davantage de crimes contre l’humanité. Les dirigeants du régime jouissent constamment de l’impunité en raison de décennies d’inaction internationale. Toutefois, le temps est venu de faire plus que simplement exprimer ses préoccupations, affirment les dissidents.

Source : INU