Les prisonniers politiques transférés à la prison de Ghezel Hesar risquent une exécution imminente en Iran

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CSDHI – Le matin du dimanche 26 janvier 2025, les autorités iraniennes ont transféré de force les prisonniers politiques Behrouz Ehsani et Mehdi Hassani, tous deux condamnés à mort, de la prison d’Evine à la prison de Ghezel Hesar à Karaj. Ce transfert fait craindre leur exécution imminente, car les condamnations à mort sont souvent exécutées à Ghezel Hesar.

Les prisonniers politiques, M. Ehsani, 70 ans, et M. Hassani, 48 ans, ont été condamnés le 16 septembre 2024 par le tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidé par Iman Afshari. Ils étaient accusés d’« inimitié à l’égard de Dieu » (moharebeh), de « propagation de la corruption sur terre » (efsad-e fel-arz), d’appartenance à l’organisation interdite des Moudjahidines du peuple iranien (OMPI/MEK), de complot contre la sécurité nationale et de détention illégale d’armes à feu. Leurs peines ont été confirmées par la Cour suprême d’Iran le 7 janvier 2025.

Manifestations à la prison d’Evine

La nouvelle de leur transfert soudain a déclenché des protestations parmi les détenus du quartier 4 de la prison d’Evine. Les prisonniers ont scandé des slogans tels que « C’est le dernier message ; si vous les exécutez, il y aura un soulèvement » et « Mort au dictateur ». Leurs chants soulignent la défiance croissante dans les prisons iraniennes, où les prisonniers politiques résistent fréquemment aux mesures sévères du régime.

Informations sur les prisonniers politiques

Behrouz Ehsani, prisonnier politique dans les années 1980, a été de nouveau arrêté le 6 décembre 2022 à Téhéran, puis transféré au pavillon 209 de la prison d’Evine, où il a été torturé. Dans un message adressé au peuple iranien après avoir été condamné à mort, Ehsani a déclaré : « Ce régime fondé sur l’exécution ne peut rien offrir d’autre. Je ne négocierai ma vie avec personne et je suis prêt à sacrifier ma vie insignifiante pour la libération du peuple iranien ».

Mehdi Hassani, père de trois enfants, a été arrêté à Zanjan le 11 septembre 2024 et a également subi des tortures dans le pavillon 209 de la prison d’Evine.

Condamnation internationale

Amnesty International a lancé des appels urgents les 16 et 23 janvier 2025, demandant l’annulation immédiate des condamnations à mort. Amnesty a souligné l’iniquité flagrante du procès et a noté que les deux prisonniers politiques avaient été soumis à la torture, notamment à un isolement prolongé, pour leur extorquer des aveux forcés. L’organisation a déclaré : « Ces condamnations constituent une grave violation du droit international relatif aux droits de l’homme et doivent être annulées immédiatement ».

Le Parlement européen a également condamné les violations des droits de l’homme commises par le régime iranien dans une résolution adoptée le 23 janvier 2025. Cette résolution appelle à la libération des prisonniers politiques, à l’abolition de la peine de mort et à l’élargissement des sanctions de l’UE contre les responsables iraniens, notamment le guide suprême Ali Khamenei et le chef du pouvoir judiciaire Gholam-Hossein Mohseni-Eje’i.

La communauté internationale, y compris les organisations de défense des droits de l’homme et les gouvernements étrangers, est invitée à prendre des mesures immédiates pour faire cesser les exécutions et faire pression sur le régime iranien pour qu’il respecte les normes en matière de droits de l’homme. Avec le transfert des prisonniers politiques, M. Ehsani et M. Hassani à la prison de Ghezel Hesar, le temps presse pour empêcher une nouvelle escalade des violations des droits de l’homme en Iran.