Publié le : 10th avril 2021

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CSDHI – La situation des femmes dans le sport est de toute évidence un sujet inépuisable en Iran.

Journée Internationale du sport au service du développement et de la paix

Le mardi 6 avril, les gens du monde entier ont célébré la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix. Cette journée était proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2013. Elle invite les États, les organisations sportives régionales, nationales et internationales, le secteur privé, la société civile, les organisations non gouvernementales et tout le monde à « observer et sensibiliser » le public.

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L’équipe féminine de football iranienne a été retirée du classement de la FIFA parce qu’elle n’a pas été active pendant deux ans (photo).

En décembre, l’équipe féminine iranienne de football est retirée du classement de la FIFA parce qu’elle n’était plus active depuis deux ans.

Les responsables iraniens n’ont pas agi sur le sujet. Cela signifie que la question n’a jamais pu être résolue. L’entraîneur de l’équipe nationale féminine de football d’Iran, Azam Gholami, a déclaré que la fédération n’avait aucune considération pour l’équipe. M. Gholami explique que l’équipe ne bénéficie même pas d’installations. Ça signifie qu’elle n’a pas la possibilité de jouer ou de s’entraîner.

L’équipe féminine de futsal  discriminée

Un autre exemple d’inégalité est celui de l’équipe nationale de futsal. Cette équipe est réputée pour son talent. Elle a remporté deux fois la Coupe d’Asie. Elle aurait dû participer à un stage en mars. Cependant, la fédération l’a interdit en raison des restrictions liées au coronavirus. Dans l’intervalle, l’équipe masculine a pu se rencontrer à plusieurs reprises, mettant en évidence l’inégalité flagrante.

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Le gouvernement iranien ne permet pas aux femmes iraniennes de pratiquer le surf. Dès que les filles atteignent la puberté, elles doivent abandonner ce sport. Cela signifie que les jeunes filles n’ont pas d’entraîneuses auprès desquelles elles peuvent apprendre.

En juillet 2020, un groupe d’officiels a publié une déclaration s’opposant au sport, le bodybuilding de Zurkhaneh. Dans leur déclaration, ils ont déclaré qu’il était « dégoûtant » que des femmes puissent pratiquer ce sport. Les femmes en Iran n’ont pas le droit de pratiquer ce sport.

Le cyclisme interdit aux Iraniennes

L’attitude misogyne du régime s’étend également au cyclisme. Même si aucune loi n’oblige les femmes à se tenir à l’écart de ce sport, les autorités leur interdisent de facto de le pratiquer. Au cours de l’année écoulée, un certain nombre de magasins de location de vélos ont dû fermer. En effet, les forces du régime avaient constaté qu’ils louaient des vélos à des femmes.

Les lois misogynes en Iran portent également préjudice aux femmes d’autres manières. Par exemple, le mari de Samira Zargari, l’entraîneur en chef de l’équipe nationale féminine de ski alpin, a refusé de lui donner la permission de se rendre avec son équipe à la Coupe du monde en Italie. De nombreuses autres athlètes féminines du pays n’ont pas été autorisées à voyager pour leur sport parce que leurs conjoints ont refusé de donner leur permission.

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Samira Zargari, l’entraîneur principal de l’équipe nationale féminine iranienne de ski alpin.

Un certain nombre de joueuses d’échecs iraniennes ont effectivement fui l’Iran après leur participation à des compétitions à l’étranger. L’une d’entre elles est Shohreh Bayat. Elle est l’arbitre des championnats du monde, membre senior du comité des arbitres de la FIDE et secrétaire de la Fédération iranienne des échecs.

Une jeune joueuse d’échec demande asile au Royaume-Uni

La jeune femme s’est rendue au Royaume-Uni en janvier 2020 pour demander l’asile. Elle a depuis reçu le prix international du courage féminin pour avoir ignoré les menaces du gouvernement iranien et pour avoir défendu les droits des femmes.

Shohreh Bayat, membre senior du comité des arbitres de la FIDE et arbitre des championnats du monde.

La jeune femme Sahar Khodayari, fan de football, est décédée le 9 septembre des suites de ses blessures. Elle s’est immolée devant le palais de justice de Téhéran pour protester contre sa condamnation à six mois de prison pour avoir tenté d’entrer dans le stade Azadi afin de voir jouer son équipe favorite.

Source : Stop au Fondamentalisme