Les prisonniers politiques Loqman et Zaniar Moradi, qui sont dans l’attente de leur exécution, ont écrit une lettre au sujet des propos contradictoires de l’imam du vendredi de Marivan, depuis la prison de Gohardacht dans la ville de Karaj.
On peut y lire :
Au peuple du Kurdistan,
Plus de trois ans se sont écoulés depuis notre arrestation et durant ces derniers jours, en plus des souffrances et des douleurs que nous endurons en prison, la nostalgie et notre détention à Karaj qui se trouve à des kilomètres de notre lieu de naissance vient ajouter à notre douleur.
Tout le monde sait que l’accusation d’assassinat et de meurtre contre nous n’a pas été prouvée, malgré le fait que les interrogateurs nous ont contraints sous la torture à avouer des crimes que nous n’avons jamais commis.
Plus important encore, les sermons de l’imam du vendredi de Marivan qui parle de son accord pour nous relâcher n’a pas appliqué toutes les mesures juridiques à cet égard. L’ombre pesante d’une exécution reste suspendue au-dessus de nos têtes et peut être appliquée à tout moment. Peut-être que l’imam du vendredi sait mieux que quiconque que nous ne sommes pas des meurtriers, mais il est étrange que, malgré les remarques constantes sur son accord à retirer sa plainte, rien n’a été fait pour nous libérer et aucun changement ne s’est produit dans notre affaire et notre peine .
Loqman et Zaniar Moradi
Prison de Rajayi Shahr à Karaj -Novembre 2012
(Droits de l’homme et de la démocratie en Iran – 27 novembre 2012)


