AFP, 13 juin – Le Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’Homme en Iran, Ahmed Shaheed, a estimé jeudi que le climat politique dans le pays ne permettait pas de qualifier de « libres et équitables » les élections présidentielles prévues vendredi.
« Un certain nombre d’importants responsables politiques n’ont pas pu se présenter aux élections », a-t-il souligné lors d’un entretien avec l’AFP à Madrid, en marge du V Congrès mondial contre la peine de mort.
« Des partis ont été interdits, d’anciens dirigeants sont en prison: tout cela prive les gens de l’espace nécessaire pour organiser des élections libres et équitables », a-t-il ajouté.
Ahmed Shaheed avait dénoncé en mars la vague d’arrestations de journalistes en Iran, y voyant l’expression d’une répression croissante à l’encontre des médias en vue des élections de vendredi.
« Je suis convaincu que les craintes étaient justifiées, comme l’ont démontré les évènements », a-t-il affirmé jeudi.
« La disqualification massive des candidats, surtout pour des raisons qui n’étaient pas transparentes et qui semblent être plutôt déraisonnables, viole le droit à la participation à la vie politique », a-t-il ajouté.



