Trois graciés mais deux sous le coup d’une exécution en Iran

CSDHI – Abdolreza Ghanbari et deux autres détenus politiques ont vu leur peine commuée ou renversée. Mais un père et son fils Mohsen et Ahmad Daneshpour Moghadam sont toujours condamnés à mort, à la prison d’Evine de Téhéran, explique Amnesty International dans une « Action Urgente » du 28 novembre. 

Amnesty indique qu’Ahmad Daneshpour Moghadam est en mauvaise santé et nécessite des soins.

Abdolreza Ghanbari a vu sa peine de mort commuée en 15 ans de prison en août 2013, qu’il devait purger en exil intérieur à la prison de Borazjan, dans le sud- ouest de l’Iran. Sa peine a ensuite été réduite à 10 ans, cette fois à la prison d’Evine à Téhéran.  Cet enseignant avait été condamné à mort pour « hostilité contre Dieu » (mohareb) en raison de ses liens présumés avec l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) précise Amnesty.

La Cour suprême a annulé la condamnation à mort du commerçant Javad Lari en février 2012 et l’a condamné à une peine d’emprisonnement de deux ans. Il a été libéré le 8 février 2012.  Par ailleurs, Farah (aussi connue comme Elmira) Vazehan, dont la condamnation à mort a été annulée le 19 janvier 2011, a été libérée le 18 septembre 2013. Tous deux avaient été condamnés à mort pour «hostilité contre Dieu» (mohareb) pour leurs liens présumés avec l’OMPI.  Il s’agit en fait d’un délit de parenté, tous deux ayant de la famille dans l’Ompi. 

Amnesty indique ensuite qu’en mai 2010 les condamnations à mort de Mohsen Daneshpour Moghadam et son fils Ahmad Daneshpour Moghadam avaient été confirmées par la Cour d’appel après avoir été reconnus coupables d’ « hostilité contre Dieu » en raison de liens présumés avec l’OMPI. Les deux hommes ont déposé une demande de grâce, mais on ne sait pas si une décision a été prise dans les deux cas.

Amnesty précise qu’au cours de leur procès en février 2010, les deux hommes étaient représentés par des avocats nommés d’office et que leur famille avaient été empêchée d’engager son propre avocat, soulevant des inquiétudes d’un procès inéquitable.

Ahmad Daneshpour Moghadam a perdu environ 20 kg, apparemment en raison de problèmes gastro-intestinaux, note Amnesty. Il peut ne pas recevoir des soins médicaux adéquats.