Les prisonniers iraniens poursuivent leur campagne, les « Mardis sans exécutions » malgré l’augmentation des taux d’exécution

Mardis-sans-executions-iran-csdhi

CSDHI – Le régime iranien intensifie son recours à la peine de mort, et la campagne, les « Mardis sans exécutions » atteint sa 37ème semaine consécutive.

Le 8 octobre 2024, des détenus de 22 prisons iraniennes ont participé à la manifestation des « Mardis sans exécutions », alignant leurs protestations sur la prochaine Journée mondiale contre la peine de mort. La campagne, qui a attiré une attention considérable, condamne le nombre croissant d’exécutions du régime et exige qu’il soit mis fin à cette pratique brutale.

Les prisons participantes comprennent des établissements connus tels que Evin, Ghezel Hesar et le Grand Téhéran, ainsi que des établissements moins connus comme Naqadeh et Bam. Les prisonniers impliqués dans la campagne ont publié un communiqué condamnant les actions du régime, soulignant notamment les 30 exécutions effectuées les 1er et 2 octobre 2024, dont trois femmes.

La déclaration a également fait la lumière sur le cas de Mahmoud Dehmordeh, un condamné à mort qui est décédé d’une crise cardiaque dans la prison de Zabol en raison du manque de soins médicaux, soulignant les conditions désastreuses pour ceux qui attendent l’exécution. Le prisonnier politique Hamid Hosseinnejad Heidaranloo, condamné à mort pour « rébellion », est également cité dans la déclaration. Son cas souligne l’utilisation par le régime de sanctions sévères pour réprimer la dissidence, avec la vie d’Hosseinnejad en jeu alors que son exécution se profile.

 

La hausse du taux d’exécution du régime a suscité une grande inquiétude au niveau international. Depuis le début de l’année civile perse en mars 2024, environ 450 personnes ont été exécutées, faisant de l’Iran le pays au taux d’exécution le plus élevé au monde. Notamment, 13 prisonniers ont été exécutés le 1 octobre et 17 autres le 2 octobre, ce qui s’ajoute au nombre alarmant.

La présidente élue de l’opposition iranienne, Maryam Radjavi du Conseil national de résistance de l’Iran (NCRI), a condamné les violences continues du régime. Elle a appelé la communauté internationale à tenir les dirigeants iraniens responsables de leurs violations des droits humains. Mme Radjavi a exhorté les puissances mondiales à conditionner leurs relations diplomatiques et commerciales à la cessation des exécutions et de la torture en Iran, soulignant que justice doit être rendue pour quatre décennies de crimes contre l’humanité.

La campagne des « Mardis sans exécutions » continue de réclamer un soutien international urgent. Malgré l’indignation mondiale, le régime iranien ne montre aucun signe de réduction du recours à la peine de mort, ce qui pousse les militants à appeler à une intervention plus forte au niveau mondial alors que le nombre de victimes continue d’augmenter.

Source : Stop Fundamentalism