Place Shohada d’Ispahan : 16 manifestants face à la peine de mort

Le dossier connu sous le nom de « Place Shohada d’Ispahan » est devenu l’une des affaires judiciaires les plus importantes liées au soulèvement de janvier 2026. Dans cette affaire, 16 manifestants arrêtés font l’objet de poursuites judiciaires et, selon les informations obtenues, une part importante des accusations portées contre eux concerne la « guerre contre Dieu », la « destruction de biens publics assimilée à la guerre contre Dieu », le « rassemblement et la collusion » ainsi que la « propagande contre le régime ».

Bien que ce dossier présente certaines similitudes avec la célèbre affaire dite de la « Place Alikhani d’Ispahan », notamment en raison du nombre d’accusés et de la nature des charges retenues, il s’agit de deux affaires distinctes sur le plan des faits, de la procédure judiciaire, des personnes impliquées et des événements invoqués. Elles ne doivent donc pas être confondues.

Selon les informations reçues, l’audience consacrée à l’examen des accusations portées contre les 16 prévenus s’est tenue le lundi 13 juillet 2026 à l’intérieur de la prison Dastguerd d’Ispahan, une circonstance qui constitue en elle-même l’une des caractéristiques peu communes de cette affaire.

Les rapports indiquent également que les avocats de la défense n’ont pas eu accès, avant l’audience, à une grande partie du contenu du dossier. En outre, l’un des accusés a déclaré devant les juges qu’il avait été soumis à la torture durant la période des interrogatoires.

Une affaire où tout indique un jugement arbitraire et des peines injustes, la « guerre contre Dieu » étant généralement sanctionnée par la peine de mort.