Freedom House : Le bilan des droits de l’homme de l’Iran ne s’améliore pas sous Rohani

Freedom House, 6 février – Freedom House condamne l’exécution en Iran, le 27 janvier, du célèbre poète iranien Hachem Shaabani. En juillet 2013, selon la presse, un tribunal de la révolution avait condamné à mort le poète, avec 14 autres, sur des accusations de « guerre contre Dieu », de « propagation de corruption sur la terre » et de « remise en cause du principe du guide suprême » (Velayat-e- faqih ou jurisprudence du religieux, le système iranien d’investissement du pouvoir suprême par un religieux non élu).

Les articles de presse disent que Shaabani et un autre détenu ont été pendus dans une prison dont le lieu n’a pas été révélé, après que le Président Hassan Rohani ait approuvé les sentences.

Pendant ses trois années de réclusion, Shaaban a été soumis à de graves tortures et interrogatoires. Shaabani, âgé de 32 ans, était un Iranien issu de la minorité arabe et l’un des fondateurs de l’Institut du Dialogue, qui esayait de promouvoir la compréhension de la culture et de la littérature arabe en Iran.

Son assassinat judiciaire souligne deux tendances importantes en Iran : la répression violente des minorités ethniques, dont l’exécution de Shaabani est un des nombreux exemples et demeure la politique du gouvernement. La situation des droits humains par le gouvernement ne s’est pas améliorée sous la présidence de Rohani. Pendant les deux premières semaines de janvier, quelques 40 personnes ont été exécutées, l’Iran est deuxième après la Chine en nombre d’exécutions.

Freedom House demande instamment à l’administration Obama et à l’UE de placer ces violations des droits humains au centre de leur dialogue avec l’Iran. Les progrès dans les négociations visant à limiter le programme nucléaire de l’Iran feront peu pour adoucir la catastrophe humanitaire permanente que constitue le dossier des droits humains en Iran.