Les détenus de la prison de Haviq-Talesh rejoignent la campagne « Les mardis sans exécutions »

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CSDHI – Des détenus de la prison de Haviq-Talesh ont annoncé leur participation à la campagne « Les mardis sans exécutions ». Ils ont déclaré leur intention de se joindre aux grèves de la faim hebdomadaires qui débuteront mardi prochain pour protester contre l’application de la peine de mort.

Avec la participation de la prison de Haviq-Talesh, le nombre de prisons impliquées dans la campagne s’élève à 31. Les prisonniers ont déclaré qu’ils étaient solidaires de leurs codétenus dans 30 autres prisons d’Iran. Chaque mardi, ils entameront une grève de la faim pour exprimer leur opposition à l’application des peines de mort.

La prison de Haviq-Talesh, également connue sous le nom de camp de réhabilitation de Haviq, est située dans le quartier du boulevard Aghajani, près de la route Lisar-Haviq, à une dizaine de kilomètres de la ville de Talesh, dans la province de Gilan.

Origine de la campagne « Les mardis sans exécutions »

La campagne a débuté à la prison de Qezel-Hesar à Karaj, où un groupe de prisonniers politiques du quartier 4 a lancé le mouvement en réponse à une recrudescence des exécutions. Le 28 janvier 2024, ces prisonniers ont déclaré qu’ils organiseraient des grèves de la faim hebdomadaires tous les mardis pour protester contre la vague d’exécutions du régime.

Cette initiative est une objection directe à la peine de mort, que les prisonniers ont condamnée comme un châtiment inhumain et irréversible. Leur appel à l’abolition s’applique quels que soient les chefs d’accusation, les motivations ou les croyances des condamnés à mort.

La campagne « Les mardis sans exécutions » a été déclenchée par l’exécution de deux prisonniers politiques, Mohammad Ghobadlou et Farhad Salimi. En réaction, les prisonniers politiques de Qezel-Hesar ont entamé leur première grève de la faim et ont annoncé leur intention de la poursuivre tous les mardis. Les mardis ont été choisis parce que les exécutions ont généralement lieu ce jour-là, après le transfert des prisonniers à l’isolement le lundi.

Soutien et résistance croissants

Au départ, les prisonniers politiques des quartiers 4 et 8 de la prison d’Evine, du quartier des femmes d’Evine et de la prison centrale de Karaj se sont joints à la campagne. Depuis, le mouvement a gagné un large soutien.

Chaque semaine, les prisonniers participants publient des déclarations soulignant les récentes exécutions ou condamnations à mort. Ces déclarations défendent les droits juridiques et sociaux des prisonniers tout en exhortant les autres à résister à la « machine à exécuter » du régime.

La campagne « Les mardis sans exécutions » est devenue un pilier central de la résistance dans les prisons iraniennes. Elle a recueilli un soutien important de la part d’organisations internationales de défense des droits de l’homme, de personnalités politiques et de groupes de défense dans le monde entier.