CSDHI – Dans l’un des exemples les plus récents et les plus flagrants de violations des droits de l’homme en République islamique d’Iran, les autorités judiciaires de la province d’Ispahan ont confirmé l’exécution de peines d’amputation pour deux prisonniers dans la prison centrale de la ville.
Une violation évidente de la dignité humaine et des droits fondamentaux de l’homme
Les peines, qui auraient été appliquées sur la base d’accusations de « vol de hudud et de ta ‘zir » ainsi que de « dommages et blessures délibérés », ont suscité une vague d’inquiétude et de condamnation de la part des organisations nationales et internationales de défense des droits humains.
Derrière le rideau judiciaire : Manque de justice et de transparence
Asadollah Jafari, le chef de la magistrature d’Ispahan, a confirmé dans une interview avec les médias le lundi 9 juin 2025 que les peines ont été exécutées à l’issue de procédures judiciaires et de l’approbation finale par la Cour suprême de l’Iran. Cependant, le manque de transparence dans le processus de procès, le refus signalé d’accès à un avocat choisi par les accusés, et l’utilisation de punitions largement considérées comme inhumaines (peines d’amputation) par la communauté mondiale remettent en question la légitimité et l’équité du système judiciaire iranien.
Violation flagrante des traités internationaux
Le recours aux châtiments corporels—particulièrement les peines d’amputation — est en contraste frappant avec les principes fondamentaux de la dignité humaine et contrevient directement à de multiples traités internationaux relatifs aux droits de l’homme, dont certains ont été signés par l’Iran. L’article 5 de la Déclaration universelle des droits de l’homme stipule explicitement :
« Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »
De même, l’article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) —que l’Iran a signé en 1975 — réitère cette interdiction. Ainsi, le recours continu à des châtiments tels que l’amputation, la flagellation et la lapidation par les autorités judiciaires iraniennes constitue une violation directe des obligations internationales du pays.



