CSDHI – La prison d’Evine à Téhéran aurait été placée sous confinement complet par les forces spéciales iraniennes, suite à une recrudescence du conflit militaire régional déclenchée par les récentes attaques israéliennes. Selon des sources fiables, le siège comprend la salle 8, qui abrite un nombre important de prisonniers politiques et idéologiques.
Alors que les hostilités transfrontalières s’intensifient, l’appareil de sécurité de la République islamique a fortement renforcé les mesures de surveillance et de contrôle dans le paysage politique et civil. Ce schéma, observé lors des crises passées, soulève des préoccupations croissantes quant au fait que le conflit externe puisse être utilisé comme prétexte pour la répression interne.
Les informations de témoins oculaires indiquent une forte présence des forces de l’unité spéciale à l’intérieur de la prison d’Evine. Ces forces limiteraient les mouvements internes, coupant les communications téléphoniques entre les prisonniers et leurs familles, et limitant l’accès à des activités de base telles que l’exercice en plein air. L’isolement imposé a accru les préoccupations pour la sécurité et le bien-être des détenus.
La prison d’Evine est l’une des principales installations iraniennes pour le maintien en détention de détenus politiques et liés à la sécurité et fait depuis longtemps l’objet d’un examen minutieux par les organisations internationales de défense des droits humains. Le siège actuel et les restrictions imposées surviennent à un moment où la société civile et l’opinion publique sont profondément alarmées par l’utilisation des conditions de guerre pour intensifier la répression intérieure.
Historiquement, pendant les périodes de crise politique, les régimes autoritaires ont cherché à réprimer la dissidence en restreignant l’accès à l’information et en augmentant les restrictions aux libertés civiles. Le confinement physique à la prison d’Evine, associé à la coupure de communication, coupe efficacement le contact des prisonniers avec le monde extérieur et entrave la surveillance juridique et humanitaire.
Des incidents passés lors de crises similaires ont montré que les prisonniers politiques font face à des risques accrus, y compris la violence physique, la coercition pour des aveux forcés et la maltraitance systémique. Les militants des droits de l’homme avertissent que refuser aux détenus l’accès à un avocat, à des soins médicaux et à la famille pendant ces périodes pourrait constituer une violation grave des droits de l’homme.
Restrictions strictes
Des informations suggèrent également que les forces de sécurité imposent des restrictions strictes au personnel pénitentiaire pour éviter les fuites d’informations. Certains comptes-rendus affirment que même le personnel administratif de la prison d’Evine a été interdit de transporter des téléphones portables, et leurs mouvements sont étroitement surveillés.
Malgré une inquiétude croissante, aucune déclaration officielle n’a été publiée par l’organisation des prisons iraniennes ou la justice concernant les raisons du siège ou des nouvelles restrictions. Ce silence officiel n’a fait qu’aggraver l’anxiété des groupes de défense des droits humains et des familles des détenus.
L’Iran Human Rights Monitor (HRM de l’Iran) exhorte la communauté internationale, les organisations des droits de l’homme et les rapporteurs spéciaux des Nations Unies à enquêter immédiatement sur la situation dans la prison d’Evine. Nous appelons à une pression urgente sur les autorités iraniennes pour mettre fin au siège, rétablir les droits de communication des prisonniers et assurer un accès complet aux services juridiques et médicaux. L’utilisation du conflit extérieur comme prétexte à la répression intérieure doit être fermement condamnée.



