Masoumeh (Shiva) Esmaeili : prisonnière politique en Iran

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CSDHI – Masoumeh (Shiva) Esmaeili, prisonnière politique en Iran, risque une peine de 10 ans de prison et des conditions de détention très dures.

Masoumeh (Shiva) Esmaeili, ingénieure agronome à la retraite, purge une peine de 10 ans de prison en Iran pour son activisme politique. Arrêtée en novembre 2020, elle fait l’objet d’accusations vagues telles que « rassemblement et collusion » sans avoir bénéficié d’un procès équitable. Actuellement détenue à la prison de Qarchak, Esmaeili subit de graves violations des droits humains, notamment le refus de tout contact avec sa famille. Son soutien à la campagne « Les mardis sans exécutions» a aggravé sa peine. Cet article explore sa condamnation, les difficultés rencontrées par sa famille et les violations des normes internationales en matière de droits humains.

La situation de Masoumeh (Shiva) Esmaeili

Née en 1965, Masoumeh (Shiva) Esmaeili vit à Téhéran, est mariée et a trois enfants. Ingénieure agronome à la retraite et titulaire d’une maîtrise, elle a été arrêtée en novembre 2020 pour des raisons politiques. Le 14 mai 2023, un tribunal de Téhéran l’a condamnée à 10 ans de prison pour « rassemblement et collusion dans le but de nuire à la sécurité nationale ». Le procès s’est déroulé sans avocat et elle a reçu le verdict le 28 mai 2023.

Condamnation et chefs d’accusation

Les chefs d’accusation retenus contre Masoumeh (Shiva) Esmaeili sont les suivants :

  • Rassemblement et collusion dans le but de nuire à la sécurité nationale : 5 ans
  • Propagande contre le régime : 1 an
  • Actions contre la sécurité nationale : 4 ans

Le tribunal a infligé les peines maximales pour des infractions politiques présumées répétées. En outre, elle est soumise à une interdiction de voyager pendant 2 ans et à une interdiction d’adhérer à des groupes politiques ou sociaux pendant 2 ans. Ces mesures sévères visent à réprimer son activisme, reflétant la répression plus large de la dissidence en Iran.

Difficultés familiales et emprisonnement

Deux des fils de Masoumeh (Shiva) Esmaeili sont également emprisonnés pour des motifs politiques dans un autre établissement. Les autorités l’empêchent systématiquement de les contacter, ce qui ajoute à sa détresse émotionnelle. Cette pratique consistant à cibler les familles pour réduire les militants au silence viole les droits humains fondamentaux et exacerbe ses souffrances.

Conditions de détention difficiles et violations des droits

Transférée à la prison de Qarchak, Masoumeh (Shiva) Esmaeili endure des conditions de surpopulation et d’insalubrité, avec un accès limité aux commodités de base. Les autorités lui refusent les appels téléphoniques, les visites de sa famille et les soins médicaux, notamment pour la punir de son activisme. Ces restrictions violent les normes internationales relatives au traitement humain des prisonniers et au droit à la vie familiale, mettant en évidence les abus systémiques du système pénitentiaire iranien.

Soutien à la campagne « Les mardis sans exécutions »

Le soutien de Masoumeh (Shiva) Esmaeili à la campagne « Les mardis sans exécutions », qui s’oppose aux fréquentes exécutions en Iran, a conduit à un renforcement des restrictions. Son plaidoyer en faveur de l’abolition de la peine capitale a fait d’elle la cible d’un traitement plus sévère, notamment l’isolement de sa famille. Cette campagne souligne son engagement en faveur des droits humains malgré les risques personnels qu’elle encourt.

Besoin urgent de réforme

Le cas de Masoumeh (Shiva) Esmaeili révèle le mépris de l’Iran pour les procès équitables et le traitement humain. La communauté internationale doit faire pression sur l’Iran pour qu’il respecte ses obligations en matière de droits humains, garantisse la transparence des procédures judiciaires et protège les droits des prisonniers. Le sort de Masoumeh (Shiva) Esmaeili exige l’attention du monde entier pour remédier à ces injustices.