CSDHI – L’archéologue français Rémy Boucharlat, invité en Iran pour participer à un colloque sur l’archéologie s’est vu refuser l’entrée dans le pays à son arrivée à l’aéroport de Téhéran. L’agence de presse ISNA a rapporté que l’archéologue s’était rendu en Iran sur invitation officielle.
Selon ISNA, lorsque Rémy Boucharlat est arrivé le 20 mai à Téhéran, « les agents du contrôle des frontièrez de l’aéroport international Imam Khomeiny ne l’ont pas autorisé à passer et lui ont ordonné de retourner en France. »
L’agence ne donne aucune explication sur la raison des autorités iraniennes d’empêcher l’entrée de cet archéologue français en Iran.
Rémy Boucharlat a travaillé dans le passé avec des archéologues iraniens sur les restes de Passargad (première capitale de l’Empire perse des Achéménides, près de Persépolis, au sud de l’Iran).
Ces dernières années, il a effectué plusieurs voyages en Iran pour procéder à des fouilles sur ce lieu ou pour participer à des colloques sur l’archéologie.
L’hiver dernier, un livre sur l’archéologie au temps de l’Empire perse des Achéménides a été publié en Iran sous la conduite de M. Boucharlat.
Déjà la semaine dernière, le voyage d’un architecte américain, Peter Eisenman, qui devait participer à Téhéran à un colloque, a été annulé à la dernière minute.
Quelques jours avant sa tenue, les organisateurs avaient déclaré que la police iranienne n’avait pas donné d’autorisation de ce colloque.
Plusieurs personnalités officielles avaient protesté contre la participation de l’architecte américain à un colloque en Iran.
Un architecte proche de la faction ultra, Abdol-Hamid Noghreh-Kar, avait écrit au sujet de Peter Eisenman qu’il était un « architecte nihiliste » et « un soldat des ennemis de la culture iranienne ».



