CSDHI – Alors que les conflits armés redessinent dramatiquement la région, le peuple iranien paie le prix fort d’une politique d’État axée sur le bellicisme. L’implication du régime dans des conflits destructeurs engendre une crise humanitaire sans précédent à l’intérieur même de ses frontières. Au-delà de la misère économique qui frappe la population, le sort des milliers de prisonniers politiques, enfermés et particulièrement vulnérables face aux bombardements, est devenu une urgence absolue. Le maintien de leur incarcération dans ce contexte de guerre constitue une menace mortelle que le droit international ne saurait tolérer.
Le coût humanitaire accablant d’une économie de guerre
La première ligne de front de cette tragédie se trouve dans les foyers iraniens. Le financement massif de l’appareil militaire et l’implication constante de Téhéran dans les hostilités régionales engloutissent les ressources vitales de la nation. Ces milliards, dilapidés pour soutenir des objectifs extérieurs, sont directement soustraits aux infrastructures civiles, à la santé publique et à la sécurité alimentaire.
Les conséquences au quotidien sont dévastatrices. L’inflation galopante, les pénuries chroniques de médicaments essentiels et l’appauvrissement généralisé ont précipité une vaste majorité de la population dans une détresse absolue. Ce sacrifice délibéré des citoyens constitue une violation flagrante des droits sociaux et économiques fondamentaux. Les véritables victimes de ce conflit de longue haleine sont les civils – travailleurs, mères de famille et enfants – contraints de survivre dans une économie ruinée par la guerre.
Le péril mortel des prisonniers politiques : L’avertissement sanglant de juin 2025

Dans ce climat d’extrême volatilité, la situation des milliers de personnes détenues pour leurs opinions politiques ou la défense des droits humains atteint un niveau de dangerosité critique. Étudiants, syndicalistes, journalistes et opposants se retrouvent littéralement pris au piège, dans l’incapacité totale de se protéger.
Ce danger n’a rien d’hypothétique ; il est d’ores et déjà une réalité documentée et meurtrière. Lors des affrontements de juin 2025, la tristement célèbre prison d’Evin, située à Téhéran, a été frappée de plein fouet par des tirs de missiles. Cet événement effroyable a causé la mort tragique de dizaines de personnes, incluant des membres du personnel, des visiteurs, et des détenus qui n’avaient aucun moyen de fuir. Cet épisode dramatique a prouvé, de manière irréfutable, que les infrastructures carcérales situées dans les zones ciblées exposent les incarcérés à des risques mortels. Maintenir sous les verrous des citoyens innocents dans un tel contexte d’escalade militaire les transforme de facto en victimes collatérales d’une guerre qu’ils n’ont pas voulue. Leurs cellules risquent à tout instant de devenir leurs tombeaux.
L’Appel du CSDHI : La libération immédiate, une exigence dictée par le Droit International
Les Conventions de Genève et le Droit International Humanitaire (DIH) sont formels quant à l’obligation stricte de protéger les populations civiles en période de conflit armé. Le maintien en détention arbitraire de prisonniers d’opinion, tout en les exposant délibérément aux périls d’une guerre ouverte sans aucune mesure d’évacuation ou de protection, constitue une violation grave de ces principes juridiques universels.
Face à ce drame humanitaire persistant, le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI) lance un appel solennel et urgent :
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Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques en Iran. Leur survie est directement menacée par la poursuite des hostilités et le refus du régime de les mettre à l’abri.
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Nous interpellons la communauté internationale, l’ONU et les instances juridiques mondiales afin qu’elles fassent une pression maximale sur Téhéran. La protection absolue des civils incarcérés pour des motifs d’opinion doit figurer en tête de toute démarche liée à ce conflit.
Dénoncer la guerre perd tout son sens si le monde abandonne à leur sort les milliers d’otages politiques enfermés sous la menace des bombes. Sauver ces vies est aujourd’hui un devoir moral et légal incontournable.



