Iran : La Cour Suprême confirme la peine de mort du prisonnier politique Mansour Jamali

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CSDHI – Le CNRI appelle à une intervention internationale urgente alors que l’Iran intensifie les exécutions de supposés affiliés à l’OMPI.

La justice iranienne a confirmé la peine de mort à l’encontre du prisonnier politique Mansour Jamali, suscitant des inquiétudes accrues face à une nouvelle vague d’exécutions ciblant les présumés membres de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI).

Selon un communiqué publié le 31 mars par le Conseil National de la Résistance de l’Iran (CNRI), la Cour Suprême du pays a confirmé l’ordre d’exécution à l’encontre de Jamali, actuellement détenu à la prison de Choobindar à Qazvin. Cette décision place le prisonnier en danger imminent d’exécution.

Jamali avait déjà été condamné à mort par la 1re section du Tribunal Révolutionnaire de Qazvin pour « hostilité envers Dieu » (moharebeh), sur la seule base de son appartenance présumée à l’OMPI. Selon les sources de l’opposition, le juge ayant présidé l’affaire serait Ismail Asadi.

Âgé de 55 ans et originaire d’Oroumieh, le prisonnier politique Mansour Jamali a été arrêté en octobre 2023 dans la ville de Buin Zahra. Les rapports indiquent qu’il a subi de longs interrogatoires et des tortures pendant sa détention. Après environ 15 mois, son dossier a été formellement transmis au tribunal avec l’accusation de moharebeh.

De manière cruciale, Jamali a été privé tout au long de sa détention et de son procès de l’accès à un avocat de son choix, soulevant de sérieuses préoccupations quant au respect des droits de la défense et à l’intégrité des procédures judiciaires.

Le communiqué du CNRI situe l’affaire du prisonnier politique Mansour Jamali dans un schéma plus large de répression croissante. Il affirme que les autorités iraniennes ont de plus en plus recours aux exécutions pour contenir la dissidence interne face à l’aggravation des troubles sociaux. Selon le communiqué, au moins quatre prisonniers affiliés au PMOI ont été exécutés dans les jours précédant immédiatement la décision de la Cour.

Décrivant la situation actuelle comme une campagne systématique de répression politique, le CNRI a appelé les instances internationales—y compris le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU et le Rapporteur spécial sur la situation des droits humains en Iran—à intervenir sans délai.

L’organisation a exhorté ces institutions, ainsi que les défenseurs des droits humains dans le monde entier, à agir d’urgence pour empêcher l’exécution du prisonnier politique Mansour Jamali et obtenir la libération de tous les prisonniers politiques actuellement menacés de mort en Iran.

Alors que la surveillance internationale du bilan des droits humains en Iran s’intensifie, des affaires comme celle de Jamali risquent d’amplifier encore les appels à la responsabilité et à une réponse coordonnée à l’échelle mondiale.