CSDHI – Une vague croissante d’exécutions en Iran a suscité des mises en garde de la part des organisations de défense des droits humains et provoqué la condamnation de sportifs de renom à travers le monde. Des figures du sport international appellent à une action urgente pour mettre fin à ce qu’elles décrivent comme l’utilisation de la peine de mort comme instrument de répression.
Au cours des deux dernières semaines, l’appareil judiciaire de la République islamique a procédé à une vague d’exécutions sans précédent. Cette accélération soudaine dans le prononcé et l’application des condamnations à mort, qui coïncide avec l’aggravation des crises politiques internes, est considérée comme l’un des principaux moyens utilisés par le gouvernement pour instaurer la peur et étouffer toute contestation.
Selon les chiffres communiqués par des organisations de défense des droits humains, au moins 26 prisonniers ont été pendus dans plusieurs établissements pénitentiaires, notamment ceux de Ghezel Hesar, d’Evine et d’Oroumieh, au cours des deux dernières semaines. Ces rapports indiquent que des dizaines d’autres détenus attendent leur exécution et que le risque d’exécutions imminentes — en particulier pour les prisonniers politiques — a atteint son niveau le plus élevé de l’année 2026. Cette nouvelle vague d’exécutions en Iran a renforcé les inquiétudes des défenseurs des droits humains, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Parallèlement, Amnesty International a averti dans un communiqué officiel que plus de 30 personnes arrêtées lors des récentes manifestations risquent une exécution imminente. Le Centre des droits humains d’Iran a également confirmé que trois adolescents âgés de 17 ans et deux femmes figurent parmi les personnes ayant reçu une condamnation à mort définitive et qu’ils sont détenus à l’isolement dans des prisons d’Ispahan et de Chiraz dans l’attente de leur exécution.
Cette vague d’exécutions, prononcées sous des accusations telles que « inimitié envers Dieu » et « corruption sur terre », a provoqué une réaction particulièrement vive et sans précédent de la communauté sportive internationale.
Dans une initiative coordonnée, plusieurs des plus grands champions olympiques et sportifs internationaux ont signé une déclaration commune condamnant la République islamique pour son utilisation des exécutions comme moyen de répression. Parmi les signataires figurent des personnalités légendaires du sport mondial, notamment Martina Navratilova, icône du tennis, Sharron Davies, médaillée olympique en natation, ainsi que Tracy Edwards, célèbre navigatrice britannique.
Ces sportives, aux côtés de personnalités telles que Inga Thompson, Monica Aksamit et Solmaz Abouali, ont appelé à l’arrêt immédiat de ce qu’elles qualifient de « machine à exécuter » iranienne.
Des sportifs iraniens de renom ont également été à l’avant-garde de cette mobilisation. Moslem Eskandar Filabi, Bahram Mavaddat, Mohammad Ghorbani, Manouchehr Arastoopour et Asghar Adibi ont publiquement qualifié ces condamnations de crimes contre l’humanité.
D’autres sportifs internationaux, parmi lesquels Craig Foster, Chris Cook, Vladyslav Heraskevych et James Field, ont également exprimé leur solidarité avec le peuple iranien.
À la fin de cette déclaration consacrée aux droits humains, une référence particulière a été faite à l’exécution du sportif Saleh Mohammadi, tandis qu’un avertissement a été lancé concernant le risque encouru par d’autres champions détenus, notamment Mohammad Javad Vafaei Sani, qui reste menacé d’exécution.
Les sportifs signataires, parmi lesquels Elham Asem et Golpar Parvardeh, ont appelé les organisations sportives internationales à ne pas rester silencieuses face à ce qu’ils décrivent comme une violation systématique du droit à la vie en Iran.
Ils ont exhorté la communauté internationale à accroître la pression diplomatique sur Téhéran afin d’obtenir l’arrêt de l’application des condamnations à mort et des exécutions.


