Participation d’une délégation du CSDHI au 9ème Congrès mondial contre la peine de mort à Paris : Un appel international face à l’escalade des exécutions en Iran

Paris — 2 juillet 2026 Le 9ème Congrès mondial contre la peine de mort, qui s’est tenu à Paris du 30 juin au 2 juillet 2026, s’est une nouvelle fois imposé comme une tribune majeure pour la mobilisation internationale contre la peine capitale. Ce rassemblement triennal de grande envergure a réuni plus de 1 500 participants — dirigeants politiques, diplomates, magistrats, militants de la société civile et rescapés du couloir de la mort — venus de une centaine de pays. Une délégation du Comité de défense des droits de l’homme en Iran (CSDHI) a activement assisté à cet événement de trois jours en tant qu’observatrice, suivant de près l’ensemble des sessions et panels spécialisés consacrés à la situation critique des droits de l’homme en Iran.

Cérémonie d’ouverture : Vigilance face aux régimes répressifs

Placé sous le haut patronage de la France, de l’Union européenne et de la Suisse, le Congrès a débuté à la Maison de la Radio et de la Musique par des prises de position fermes de la part de hauts responsables internationaux.

Dans son discours d’ouverture, le président français Emmanuel Macron a rappelé que la peine de mort n’avait jamais eu la valeur de dissuasion que certains régimes autoritaires tentent de lui attribuer, la qualifiant de négation absolue de la dignité humaine. De leur côté, Jean-Noël Barrot, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, et Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, ont fermement dénoncé la recrudescence des exécutions en Iran. Ils ont fustigé l’usage de la peine capitale comme un outil de répression politique et de contrôle social, notamment à travers son application massive pour des infractions non violentes liées à la drogue. La présidence du Congrès a également insisté sur l’urgence de mobiliser la jeunesse et de soutenir les défenseurs des droits humains opérant dans des environnements hautement sécuritaires.

Un contexte mondial alarmant et les chiffres effroyables du CSDHI

Les débats du Congrès ont été fortement marqués par les dernières données mondiales d’Amnesty International, faisant état de plus de 2 707 exécutions en 2025, le chiffre le plus élevé enregistré depuis 1981. Lors des différents panels, l’Iran a été désigné comme le principal moteur de cette flambée macabre à l’échelle mondiale, le régime de Téhéran étant responsable de plus de 2 159 exécutions l’année dernière.

En marge de ces discussions, la délégation du CSDHI a mis en lumière une réalité locale encore plus alarmante pour l’année en cours : selon les données les plus récentes recueillies par les partenaires du CSDHI sur le terrain, le nombre total d’exécutions en Iran pour l’année 2026 a déjà dépassé le seuil critique de 890 à la fin du mois de juin. Ce rythme effréné confirme l’utilisation systématique de la terreur par les autorités pour étouffer toute contestation sociale.

Troisième journée à l’Assemblée nationale : Focus sur la crise en Iran

Pour sa troisième et dernière journée, le Congrès a déplacé ses travaux à l’Hôtel de Lassay, la résidence de la présidence de l’Assemblée nationale française. Les observateurs du CSDHI ont assisté à une session parallèle cruciale organisée au Salon des Stucs, intitulée : « Exécutions de masse en Iran : Que peuvent faire les ONG, les États et l’ONU ? »

Ce forum spécialisé, réunissant divers experts et coalitions de défense des droits humains, s’est penché sur les mécanismes concrets permettant de stopper la machine de mort en Iran. Les discussions ont porté sur la nécessité pour la communauté internationale et les gouvernements occidentaux d’accentuer la pression diplomatique, d’exiger des comptes aux responsables des exécutions de masse post-manifestations, et de conditionner les relations multilatérales avec Téhéran à l’arrêt immédiat des pendaisons.

Détermination du CSDHI dans la continuité du combat

Bien que présente en qualité de visiteuse et d’observatrice, la délégation du CSDHI a activement documenté les travaux et partagé son expertise sur l’ampleur des violations du droit à la vie en Iran. La participation aux ateliers techniques, notamment ceux traitant du lien entre le couloir de la mort et la torture psychologique, ainsi que l’écoute des témoignages de rescapés internationaux, renforcent la méthodologie du CSDHI pour ses futures campagnes.

Le CSDHI salue la dynamique de ce 9ème Congrès mondial et réaffirme son engagement absolu à dénoncer les crimes du régime iranien, à soutenir les familles des condamnés à mort et à intensifier la campagne internationale « Non à l’exécution en Iran ». C’est uniquement par une solidarité internationale ferme, coordonnée et sans concession que la machine à tuer pourra être arrêtée.