Dixième jour de grève de la faim massive pour 1 500 détenus face à la vague d’exécutions à la prison de Ghezel Hesar en Iran

Dans un acte de résistance désespéré face à une machine d’exécution implacable, environ 1 500 détenus de la prison de Ghezel Hesar, située à Karaj, ont entamé leur dixième jour de grève de la faim et de la soif. Ce mouvement, d’une ampleur inédite, souligne l’urgence de la situation des droits de l’homme en Iran et appelle à une mobilisation immédiate de la communauté internationale.

La grève collective a débuté le 13 juillet 2026 au sein de l’unité 2 de la prison, en réaction au transfert de six détenus vers des cellules d’isolement, une mesure souvent annonciatrice d’une exécution imminente. Répartis dans huit quartiers, ces condamnés à mort, dont beaucoup sont accusés d’infractions liées à la drogue à l’issue de procès inéquitables, exigent l’arrêt immédiat des exécutions et le retour de leurs codétenus dans les quartiers ordinaires.

Une protestation aux conséquences dramatiques

Face au silence assourdissant des autorités pénitentiaires et judiciaires iraniennes, le mouvement s’est durci. De nombreux prisonniers, non seulement refusent toute nourriture, mais ont également entamé une grève de la soif. Des témoignages alarmants font état de détenus s’étant cousu les lèvres en signe de protestation extrême.

Après dix jours de privation, l’état de santé de nombreux participants s’est gravement détérioré. Des sources indépendantes rapportent des cas d’épuisement sévère, de perte critique de la vitalité et un besoin urgent de soins médicaux, que les autorités refusent de fournir.

Un appel pressant à la communauté internationale

À l’occasion de ce dixième jour de grève, les prisonniers de l’unité 2 ont publié une déclaration poignante, alertant sur le sort de plus de 5 000 condamnés à mort à travers le pays. Ils déclarent :

« Aujourd’hui marque le dixième jour de la grève de la faim et de la soif observée par 1 500 condamnés à mort de la prison de Ghezel Hesar et plus de 5 000 autres à travers le pays, pour qui la corde et la mort sont plus proches que leur veine jugulaire. Nous appelons instamment tous les médias indépendants, les organisations de défense des droits humains et le public à se faire la voix de ceux qui n’en ont pas. »

Ils exhortent également la population iranienne et la communauté internationale à briser le silence face à cette vague meurtrière et à soutenir leur appel en scandant : « Non aux exécutions ».

La politique de la terreur face au désespoir

L’ampleur de ce mouvement de protestation met en lumière l’utilisation systématique de la peine de mort par le régime iranien comme outil de terreur et de répression. L’augmentation des exécutions, souvent menées à huis clos et sans respect des normes juridiques internationales, vise à étouffer toute forme de dissidence ou de contestation sociale.

Le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI) exprime sa plus vive inquiétude quant au sort de ces grévistes de la faim. Nous appelons les instances onusiennes, les gouvernements démocratiques et les organisations de défense des droits de l’homme à intervenir de toute urgence. Il est impératif d’exiger des autorités iraniennes l’arrêt immédiat des exécutions prévues et de garantir des conditions de détention respectueuses de la dignité humaine. Le silence face à une telle détresse équivaut à une complicité avec une machine étatique de meurtre.