La prisonnière politique Parisa Kamali dénonce la politique d’exécutions de l’Iran dans un message adressé depuis la prison de Yazd

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CSDHI – Dans un message audio enregistré depuis sa prison, la prisonnière politique Parisa Kamali affirme que les exécutions ne permettront pas d’assurer la survie du régime et appelle la communauté internationale à agir pour mettre un terme à la vague de mises à mort orchestrées par l’État.

La prisonnière politique Parisa Kamali, actuellement détenue à la prison centrale de Yazd, a diffusé un message audio dans lequel elle condamne le recours persistant du régime iranien aux exécutions et appelle la communauté internationale à prendre des mesures plus fermes contre ce qu’elle qualifie de « machine à tuer » du régime.

Dans sa déclaration, la prisonnière politique Parisa Kamali affirme que le régime s’appuie depuis des décennies sur les exécutions et la répression violente pour instaurer un climat de peur et préserver son pouvoir, mais soutient que cette stratégie a échoué à briser la résistance populaire.

« Les exécutions ne garantiront pas la survie du régime »

Évoquant le lourd bilan de la répression politique du régime, la prisonnière politique Parisa Kamali déclare que le peuple iranien continue de porter les traumatismes d’une violence d’État répétée.

« Nous sommes un peuple qui vit constamment dans le deuil. Avant même d’avoir pu nous remettre du chagrin provoqué par les massacres commis par le gouvernement lors du soulèvement de janvier, nos blessures sont rouvertes. De 1988 jusqu’à aujourd’hui, le sang n’a jamais cessé de couler. »

La prisonnière politique Parisa Kamali affirme que le régime cherche à se maintenir au pouvoir par les exécutions et l’intimidation.

« Le régime fasciste des mollahs s’est appuyé sur les exécutions et les massacres répétés pour répandre la peur et assurer sa survie, mais il a échoué. Nous avons vaincu la peur de la mort et nous sommes remplis de colère. »

Mme Kamali exprime également l’espoir qu’un jour l’Iran abolira totalement la peine capitale.

« Nous sommes convaincus que viendra le jour où les exécutions n’auront plus leur place dans la Constitution de notre pays. »

Un appel à la communauté internationale

La prisonnière politique Parisa Kamali appelle les organisations internationales et les institutions de défense des droits humains à ne pas rester silencieuses face aux violations des droits fondamentaux commises par le régime iranien.

« Nous appelons la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains à ne pas fermer les yeux sur les crimes et les assassinats commis contre le peuple iranien par le régime des mollahs et de ses bourreaux. »

Elle exhorte les gouvernements et les institutions internationales à adopter des mesures concrètes pour mettre un terme à ce qu’elle décrit comme la machine répressive du régime.

« Prenez les décisions et les mesures appropriées pour arrêter cette machine à tuer. Non aux exécutions. Nous aspirons à un Iran libre et prospère. »

Des appels croissants pour mettre fin aux exécutions

Le message de Mme Kamali intervient alors que les critiques, tant en Iran qu’à l’étranger, se multiplient face au recours croissant du régime iranien à la peine de mort contre les prisonniers politiques et d’autres détenus. Les défenseurs des droits humains avertissent régulièrement que les exécutions sont utilisées non seulement comme une sanction pénale, mais également comme un instrument destiné à intimider la société et à étouffer toute contestation.

Son appel fait écho aux revendications plus larges des campagnes opposées à la peine de mort en Iran, qui continuent de réclamer l’arrêt immédiat des exécutions, la protection des prisonniers politiques et un renforcement de la responsabilité internationale du régime pour les violations des droits humains.