Homayoun Shabankareh, 22 ans, condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Karaj – Iran

Homayoun Shabankareh, un jeune Iranien de 22 ans, a été condamné à mort par la deuxième chambre du tribunal révolutionnaire de Karaj. Selon les informations publiées, cette condamnation a été prononcée alors qu’il rejette catégoriquement l’accusation d’espionnage portée contre lui et nie toute collaboration avec un ennemi de l’Iran.

Arrêté en mai 2026, il a subi de longues périodes d’isolement et plusieurs épisodes de grève de la faim à la prison centrale de Karaj. La peine de mort lui a été notifiée le 17 octobre 2026.

Fiche d’information : l’affaire Homayoun Shabankareh

  • Nom : Homayoun Shabankareh
  • Année de naissance : 2003 ou 2004
  • Âge : 22 ans
  • Activités : artiste et défenseur des droits des animaux
  • Participation signalée : manifestations nationales de janvier 2026
  • Date de l’arrestation : 14 mai 2026
  • Lieu de détention : prison centrale de Karaj
  • Accusations rapportées : espionnage et moharebeh (inimitié à l’égard de Dieu)
  • Position de l’accusé : rejet catégorique de l’accusation d’espionnage
  • Juridiction : deuxième chambre du tribunal révolutionnaire de Karaj
  • Juge mentionné dans les informations publiées : Mehdi Sabzevarnejad
  • Date de notification de la condamnation : 17 octobre 2026
  • Peine prononcée : peine de mort
  • Isolement : une première période de 97 jours, suivie d’une nouvelle période du 30 août au 30 septembre 2026
  • Protestation en détention : grève de la faim avec consommation de liquides, suivie d’une grève de la faim sèche

Homayoun Shabankareh rejette l’accusation d’espionnage

L’un des éléments centraux de cette affaire est le rejet catégorique, par Homayoun Shabankareh, de l’accusation d’espionnage.

Selon les informations publiées, les autorités judiciaires lui reprochent d’avoir transmis des images de zones touchées par des attaques pendant la guerre. Elles auraient retenu contre lui des accusations d’espionnage et de moharebeh.

Homayoun Shabankareh conteste ces accusations et nie les faits qui lui sont reprochés. Sa condamnation à mort aurait été prononcée malgré ses dénégations.

La peine lui a été notifiée le 17 octobre 2026. Les informations disponibles ne permettent toutefois pas de déterminer précisément quels éléments de preuve ont été retenus par le tribunal ni comment ses arguments de défense ont été examinés.

Arrestation à la suite d’une perquisition à son domicile

Né en 2003 ou 2004, Homayoun Shabankareh est un artiste et défenseur des droits des animaux. Sa participation aux manifestations nationales de janvier 2026 est également mentionnée dans les informations relatives à son affaire.

Le 14 mai 2026, il a été arrêté à la suite d’une intervention des forces de sécurité au domicile familial.

Au cours de cette opération, les agents auraient fouillé la maison et saisi son ordinateur portable ainsi que plusieurs effets personnels.

Après son arrestation, il a été transféré à la prison centrale de Karaj, où il a passé une partie importante de sa détention à l’isolement.

97 jours d’isolement et une grève de la faim

D’après les informations publiées, Homayoun Shabankareh a d’abord été maintenu pendant 97 jours en cellule d’isolement, dans le secteur 12 de la prison centrale de Karaj.

À la fin de la phase d’instruction, il aurait été transféré pendant 12 jours dans une section collective de la prison. Il aurait ensuite été replacé à l’isolement du 30 août au 30 septembre 2026.

Pour protester contre ses conditions de détention, il a entamé une grève de la faim en continuant initialement à boire, avant de passer à une grève de la faim sèche, c’est-à-dire sans nourriture ni eau.

Selon les informations rapportées, cette grève de la faim a duré 18 jours. La durée de l’isolement et le recours à une grève de la faim sèche soulèvent de graves inquiétudes quant à son état de santé physique et psychologique.

Une condamnation à mort prononcée par le tribunal révolutionnaire de Karaj

L’affaire a été examinée par la deuxième chambre du tribunal révolutionnaire de Karaj. Selon les informations disponibles, l’audience s’est tenue le 8 octobre 2026 et a duré environ trois heures.

Le juge chargé de l’affaire serait Mehdi Sabzevarnejad, également connu sous le nom de « Sabzevari ». Le nom de Mehdi Razavi est aussi mentionné parmi les magistrats associés à cette affaire.

Malgré le rejet de l’accusation d’espionnage par Homayoun Shabankareh, le tribunal a prononcé une condamnation à mort.

Les informations publiées ne précisent pas suffisamment les éléments de preuve retenus par les juges ni la manière dont les arguments de la défense ont été évalués.

Le CSDHI alerte sur le risque d’exécution

La condamnation à mort d’un jeune homme de 22 ans, qui conteste les accusations portées contre lui, suscite de graves préoccupations concernant le respect de ses droits fondamentaux et des garanties d’un procès équitable.

Le CSDHI appelle à la protection immédiate de Homayoun Shabankareh, à la suspension de toute mesure visant à exécuter sa condamnation et à un réexamen de son affaire dans le respect des garanties judiciaires internationales.

La peine de mort ne doit pas servir à réprimer les opinions politiques, la participation à des manifestations ou l’expression pacifique.