L’exécution de Behnoud Shoja’i : signe de la barbarie et de la sauvagerie du régime en Iran

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ImageCSDHI – Au lendemain de la Journée mondiale contre la peine de mort, la Présidente élue de la Résistance iranienne Maryam Radjavi a estimé que l’exécution de Behnoud Shoja’i, un jeune de 21 ans arrêté à l’âge de 17, était un signe de la sauvagerie et de la barbarie du régime du guide suprême. Négocier avec ce régime, a-t-elle ajouté, et lui faire des concessions, alors qu’il est la honte de l’humanité, est inacceptable. Les mollahs l’interprètent comme un feu vert pour poursuivre la tuerie et le bain de sang en Iran.

 

Behnoud Shoja’i a été pendu hier matin, 11 octobre, à l’aube alors que des centaines de Téhéranais, des mères de martyrs et de manifestants arrêtés, des militantes des droits des femmes et des étudiants s’étaient regroupés dès 1h00 du matin devant la prison d’Evine pour empêcher cette exécution.

Auparavant, une multitude d’organisations internationales de défense des droits humains, l’Union européenne et beaucoup d’autres pays et divers groupes de la population iranienne avaient demandé à maintes reprises l’annulation de la peine. Cependant, la dictature religieuse a ignoré tous ces appels. En moins d’une année, l’UE a condamné six fois et Amnesty cinq fois la condamnation à mort de Behnoud Shoja’i et demandé sa suspension. Le Parlement européen, le Haut commissariat des droits de l’homme de l’ONU et des dizaines d’ONG ont aussi demandé l’annulation de cette condamnation.  

Pour Mme Radjavi, l’insistance des mollahs à exécuter cette peine cruelle, ne vient pas des accusations portées contre lui, mais est uniquement destinée à accentuer le climat de terreur, particulièrement chez les jeunes qui ont montré lors du soulèvement de ces derniers mois qu’ils voulaient le renversement du régime et l’instauration de la démocratie et de la souveraineté populaire.