En solidarité avec les grévistes de la faim de la prison d’Evine de Téhéran, les détenus politiques de la maison d’arrêt centrale de Zahedan (sud-est de l’Iran) ont également lancé une grève de la faim. Ils veulent aussi protester conte les conditions inhumaines dans lesquelles ils sont incarcérées, indique le 12 mai les « militants de la démocratie et des droits de l’homme en Iran ».
Ils demandent le respect de leurs droits élémentaires, comme la fin des discriminations à leur encontre, la fin des traitements inhumains, comme l’enfermement au cachot et la torture. Ils veulent le droit d’avoir une ration alimentaire, de recevoir un minimum de soins médicaux et l de voir leur famille.
Le régime iranien a développé depuis quelques années une nouvelle forme de torture qui consiste à priver les prisonniers de tout soin, même quand ils sont atteints de maladies graves comme le cancer, pour les laisser mourir à petit feu dans d’atroces douleurs. Les mollahs pratiquent également ce crime par l’intermédiaire du gouvernement irakien, à Achraf et au camp Liberty où sont parqués dans des conditions carcérales 3100 opposants iraniens, réfugiés, membres des Moudjahidine du peuple d’Iran.
A l’inverse de l’Iran où nul observateur international n’est autorisé, l’ONU possède une équipe d’observateurs à Achraf et Liberty en Irak. Malheureusement sous la coupe de son émissaire Martin Kobler, qui a pris parti pour le gouvernement irakien et le régime iranien, ces observateurs s’appliquent impitoyablement à surveiller le fait que ces 3100 réfugiés soient bien victimes de toutes les violations de droits humains dictées par les mollahs.



