
Publié le 28 novembre 2013
Dans une action collective inédite, plus de 2000 prisonniers politiques ont entamé une grève de la faim dans une prison près de la capitale iranienne. Par cette grève, déclenchée le 26 novembre à la prison Ghezel-Hessar, les détenus veulent protester contre l’exécution de 11 prisonniers.
Le site des » Militants des droits de l’homme et de la démocratie en Iran », qui veille sur la situation des prisons iraniennes, a donné des précisions sur ce mouvement de protestation sans précédent. Lundi, quand les 11 prisonniers ont été transférés en isolement, l’ensemble des prisonniers ont été informés de la décision des autorités de les exécuter.
Pour intimider les grévistes, la garde spéciale de la prison a investi les cellules en menaçant les prisonniers et en détruisant leurs biens personnels. Des armes lourdes et des snippers ont été placés dans les miradors.
Les familles des détenus quand à elles se sont rassemblées devant la prison Ghezel-Hessar pour exiger l’annulation de la condamnation de leurs proches. Mais les onze ont été exécutés ensemble sur un des échafauds multiples, capable de pendre 24 condamnés à la fois, mis au point dans cette prison. Une femme figurait au nombre des victimes.



