CSDHI – Le 1er juillet 2024, le troisième jour du Sommet mondial de l’Iran libre s’est déroulé sous le thème « Crimes contre l’humanité et responsabilité des auteurs ». Des dirigeants, des législateurs, des juges, des experts juridiques et des militants des droits de l’homme du monde entier se sont réunis pour discuter de la situation désastreuse des droits de l’homme en Iran, en se concentrant sur les exécutions extrajudiciaires et les disparitions systématiques.
Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), était présente aux côtés de personnalités internationales et de défenseurs des droits de l’homme. Elle a rendu hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie pour les droits de l’homme en Iran, en soulignant la torture, l’isolement et les menaces d’exécution auxquelles sont confrontés les dissidents.
Le bilan inquiétant de l’Iran en matière de droits de l’homme
Le sommet a mis en lumière le bilan de l’Iran en matière de répression, avec 500 000 personnes emprisonnées et torturées pour des raisons politiques et plus de 100 000 prisonniers politiques exécutés. L’Iran a également l’un des taux d’exécution les plus élevés au monde. L’absence de responsabilité internationale a enhardi le régime. Parmi les atrocités commises, citons le massacre des Kurdes, les exécutions massives des années 1980, le massacre et les crimes contre l’humanité des prisonniers politiques en 1988 et la répression des manifestations de ces dernières années.
Répression et contrôle systématiques
Les intervenants ont souligné que les violations des droits de l’homme en Iran sont systématiques et touchent tous les aspects de la société, y compris l’éducation, les lieux de travail et l’internet. Le régime utilise un réseau d’organisations telles que les forces paramilitaires du Bassidj et les pasdarans pour maintenir le contrôle. Les minorités ethniques, les groupes religieux et les femmes sont confrontés à une oppression sévère, de nombreuses institutions se consacrant à l’application du hijab obligatoire et à la répression des femmes.
Le sommet a mis en évidence la distinction douteuse de l’Iran, qui détient les records mondiaux contemporains de diverses formes de répression. Selon les informations, au moins 500 000 personnes ont été emprisonnées et torturées pour des raisons politiques, et plus de 100 000 prisonniers politiques ont été exécutés. L’Iran maintient également l’un des taux d’exécution les plus élevés au monde, les trois quarts des exécutions enregistrées dans le monde au cours de l’année précédente ayant eu lieu dans le pays.
Soutien international à la résistance iranienne
Des personnalités internationales ont exprimé leur soutien à la résistance iranienne. L’ancien député norvégien Lars Rise et l’ancien ministre français Alain Vivien ont insisté sur la reconnaissance et le soutien des unités de la résistance iranienne. Marit Nybakk, ancienne vice-présidente du Parlement norvégien, a souligné les exécutions publiques du régime et a soutenu le CNRI et le plan en dix points de Mme Radjavi pour un Iran démocratique.
Perspectives juridiques et action internationale
Le juriste français Gilles Paruelle et Joachim Rueker, ancien président du Conseil des droits humains des Nations unies, ont appelé à restaurer la justice et à mettre fin à la pratique du régime consistant à utiliser des otages étrangers. Mark Ellis, directeur exécutif de l’Association internationale du barreau, a souligné l’importance de la compétence universelle pour traduire les coupables en justice.
Source : Iran Focus (site anglais)



