CSDHI – Dans sa 39e semaine consécutive, la campagne, les « Mardis sans exécution », à laquelle participent des prisonniers en grève de plus de 20 prisons à travers l’Iran, a marqué un développement important le 22 octobre. Dans sa déclaration, la campagne a annoncé qu’un groupe de prisonniers politiques de la prison de Shiban à Ahvaz a annoncé sa participation à ce mouvement grandissant pour exprimer sa solidarité dans la lutte des prisonniers du pays pour l’abolition de la peine de mort.
La déclaration, publiée à l’occasion de l’anniversaire des manifestations de 2022 et en mémoire de ceux qui ont perdu la vie lors de ce mouvement, met l’accent sur les crises internes et externes croissantes auxquelles est confronté le régime iranien. Elle met l’accent sur l’augmentation alarmante des exécutions, notant que plus de 140 personnes ont été pendues au cours du seul mois d’octobre.
La campagne a également attiré l’attention sur l’exécution de cinq femmes, tout en soulignant que 35 personnes ont été exécutées au cours de la semaine écoulée. Dix-sept de ces exécutions ont eu lieu le 16 octobre, ce qui renforce encore l’inquiétude quant à l’utilisation croissante de la peine de mort par le régime.
Un aspect particulièrement alarmant de la dernière mise à jour de la campagne, les « Mardis sans exécution », est le transfert de quatre prisonniers politiques, tous arabes, à l’isolement dans la prison de Shiban, où ils risquent une exécution imminente. La campagne a exprimé sa vive inquiétude pour leur vie, qualifiant cet acte d’un nouvel exemple de la répression sévère exercée par le régime à l’encontre des dissidents politiques.
En réponse à ces menaces croissantes, les prisonniers politiques de la prison de Shiban ont annoncé leur participation officielle à la campagne, les « Mardis sans exécution », ajoutant leurs voix à l’appel pour la fin des exécutions d’État.
La campagne condamne ce qu’elle décrit comme des « exécutions systématiques » perpétrées par le régime iranien et exhorte les militants, les institutions politiques et civiles, les syndicats, les organisations de défense des droits de l’homme et les personnes concernées du monde entier à prendre des mesures contre ces mesures répressives. Selon la déclaration, s’opposer à l’émission et à l’exécution des condamnations à mort doit désormais devenir une revendication sociale fondamentale.
Les auteurs de la déclaration soulignent qu’un véritable changement ne peut être obtenu que par « la résistance, la solidarité et la volonté collective ». Ils ont exprimé l’espoir que, grâce à des efforts unifiés, la machine à exécuter pourrait être arrêtée et que les fondements de ces « lois inhumaines » pourraient être abolis.
Dans le cadre de leur protestation, une grève de la faim a été organisée le 22 octobre, à laquelle ont participé des prisonniers de plusieurs établissements en Iran, notamment la prison d’Evine (quartier des femmes, quartiers 4 et 8), la prison de Ghezel Hesar (unités 3 et 4), la prison centrale de Karaj, la grande prison de Téhéran et d’autres prisons, dont celles de Khorramabad, Arak, Ispahan, Chiraz, Mashhad, Rasht, Tabriz et Oroumieh, entre autres.
L’implication croissante des prisonniers politiques dans tout le pays a donné un élan considérable à la campagne, les « Mardis sans exécution », amplifiant ses appels à mettre fin aux pratiques d’exécution en Iran et soulignant le besoin urgent de pressions nationales et internationales pour faire face à la crise en cours.
Source : INU



