Six prisonniers politiques condamnés à mort en Iran pour « appartenance à l’OMPI »

CSDHI – Dans sa frénésie d’exécutions qui atteignent le chiffre effroyable de plus de 540 sous la présidence de Massoud Pezeshkian, soit depuis juillet, la dictature religieuse en Iran cible aussi ses opposants.

Ainsi, l’appareil judiciaire des mollahs a condamné à mort six prisonniers politiques : Abolhassan Montazer, Pouya Ghobadi, Vahid Bani-Amirian, Babak Alipour, Ali Akbar Daneshvarkar et Mohammad Taghavi, après des mois d’interrogatoires et de tortures.

D’après un communiqué du secrétariat du CNRI, ils sont accusés d’«appartenance à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran » (OMPI/MEK), de «rassemblement et conspiration contre la sécurité », d’« insurrection armée contre le pouvoir », de « formation d’unité ou de groupe dans le but de perturber la sécurité nationale » et de « destruction de biens publics à l’aide d’armes de type lance-roquettes ».

Ces condamnations ont été prononcées par le juge criminel Iman Afshari, président du tribunal révolutionnaire de la 26e chambre à Téhéran. Ce même tribunal a condamné Mojtaba et Ali Taghavi, frères de Mohammad Taghavi, à la prison et à l’exil intérieur.

Abolhassan Montazer, 65 ans, diplômé en architecture, est un ancien prisonnier politique des années 1980. Il a été arrêté et emprisonné à plusieurs reprises en 2018 et 2020. Sa dernière arrestation remonte à janvier 2024. Il souffre de maladies cardiaques, pulmonaires, rénales ainsi que d’arthrose.

Pouya Ghobadi, 32 ans, ingénieur en électricité, a été arrêté en mars 2024. Il avait déjà été arrêté à deux reprises auparavant.

Vahid Bani-Amirian, 32 ans, titulaire d’un master en gestion, a été arrêté en janvier 2024. Depuis 2017, il a été arrêté à plusieurs reprises et a passé un total de quatre ans en prison.

Babak Alipour, 33 ans, diplômé en droit, a été arrêté en janvier 2024. Auparavant, il avait été arrêté en novembre 2019 à Racht et avait passé quatre ans en prison.

Ali Akbar Daneshvarkar, 57 ans, ingénieur en génie civil, a été arrêté en janvier 2024.

Mohammad Taghavi, 58 ans, est un ancien prisonnier politique des années 1980 et 1990. Il avait également été arrêté en 2020 et avait passé trois ans en prison pour des accusations de lien avec l’OMPI. Mojtaba et Ali Taghavi ont été condamnés à la prison et à l’exil uniquement pour être les frères de Mohammad Taghavi.

Il est évident que la tyrannie religieuse cherche à empêcher l’explosion du baril de poudre de la société iranienne qui entrainera sa chute.  Mais les manifestations et les protestations de toutes les couches de la société continuent.

Le CSDHI appelle le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, son Haut-Commissaire et les autres organes compétents des Nations Unies, à agir d’urgence pour sauver la vie de ces prisonniers politiques condamnés à mort.