Les antennes satellites, la bête noire des mollahs en Iran

CSDHI – Des heurts ont éclaté entre des villageois dans l’ouest de l’Iran et la police, quand les agents sont entrés chez l’habitant pour confisquer et détruire les antennes paraboliques. Les coups ont plu des deux côtés, mais les forces répressives ont quitté le village avec trois agents blessés.

Ces derniers mois, les raids se sont intensifiés en particulier dans les zones rurales, où de nombreuses personnes regardent les chaines satellites, afin d’éviter les barbus qui défilent sur les chaines officielles pour débiter doctement des summums d’âneries et d’insanités.

La police a donc pour ordre de nettoyer régulièrement toits et balcons de leurs récepteurs et antennes satellites, surtout dans un souci d’empêcher les gens de regarder la chaine de l’opposition.

Des perquisitions ont eu lieu la semaine dernière dans certains quartiers de Téhéran, toujours pour arracher les antennes.

En janvier, un commandant des pasdaran avait averti que «l’ennemi» tente d’influencer l’opinion publique « en créant une vague négative ».

S’adressant aux miliciens du Bassidj, Hamid Khoramdel, commandant adjoint des gardiens de la Révolution à Bouchehr, dans le sud de l’Iran, avait déclaré : « Les ennemis ont pour but de faire pression sur le gouvernement islamique et d’affecter l’opinion publique en créant une onde négative dans le monde via les médias d’information ».

« Les fortes sanctions et les pressions économiques imposées à l’Iran sous le prétexte de la question nucléaire s’inscrivent dans ce scénario », avant d’ajouter : « Plus de 3000 réseaux satellites accessibles dans le pays imposent indirectement leur objectif à la population ».

Khoramdel s’est plaint de ce que la plupart des dommages causés au régime lors du soulèvement de 2009 en Iran avaient été causés par Internet et par les réseaux satellite de l’opposition.

Le ministre de la Culture des mollahs a déclaré en décembre 2013 que plus de 70% des Téhéranais regardent les chaînes satellite interdites.