CSDHI – Le British Committee for Iran Freedom (BCFIF) a lancé un appel urgent au gouvernement britannique et à ses alliés internationaux pour qu’ils interviennent afin de sauver la vie de deux prisonniers politiques en Iran qui risquent d’être exécutés de façon imminente. Behrouz Ehsani, 70 ans, et Mehdi Hassani, 48 ans, ont été condamnés à mort pour appartenance à l’Organisation des Moudjahidines du peuple iranien (OMPI), un groupe d’opposition démocratique.
Danger imminent et injustice flagrante
Les deux prisonniers ont été récemment transférés de la prison d’Evine à la tristement célèbre prison de Qezelhessar, un établissement tristement célèbre pour son taux élevé d’exécutions. Leur transfert a suscité des protestations et des slogans hostiles au régime de la part des détenus. Il y a trois semaines, la Cour suprême d’Iran a confirmé leurs condamnations à mort pour « rébellion » et « guerre contre Dieu », accusations dont on pense généralement qu’elles sont fabriquées de toutes pièces.
Amnesty International a condamné ces procès en les qualifiant de manifestement inéquitables, citant des éléments de preuve obtenus sous la torture. L’organisation de défense des droits de l’homme a déjà lancé deux appels urgents ce mois-ci, exhortant les autorités iraniennes à mettre fin aux exécutions.
Ces cas s’inscrivent dans une tendance inquiétante, après les récentes condamnations à mort de six autres prisonniers politiques accusés d’avoir des liens avec l’OMPI. Le BCFIF a attiré l’attention sur ces exécutions en décembre 2024, soulignant l’utilisation par le régime de décisions judiciaires et de la peine capitale comme outils pour réprimer la dissidence et réduire l’opposition au silence.
Appel à l’action britannique et internationale
Le BCFIF demande instamment au gouvernement britannique de prendre des mesures immédiates et coordonnées pour mettre fin à ces exécutions et de plaider en faveur de la libération des militants et des défenseurs des droits de l’homme détenus. Le comité demande également que des sanctions soient prises à l’encontre des responsables de l’escalade des violations des droits de l’homme en Iran, notamment le guide suprême Ali Khamenei.
« Il ne s’agit pas seulement d’une question de droits de l’homme, mais d’un test de la détermination de la communauté internationale à s’opposer à la brutalité sanctionnée par l’État », a déclaré le BCFIF.
La voie à suivre : Une vision démocratique pour l’Iran
Le BCFIF insiste sur le fait que la résolution de la crise des droits de l’homme qui s’aggrave en Iran nécessite plus que des mesures à court terme. Il a approuvé le plan en dix points de Maryam Radjavi, chef de l’opposition iranienne, qui prévoit l’abolition de la peine de mort et un engagement en faveur des droits de l’homme.
La plate-forme démocratique de Maryam Radjavi a recueilli un soutien international important, y compris l’appui de plus de 250 députés et pairs de tous les partis au Royaume-Uni. Les campagnes menées par Mme Radjavi et les prisonniers politiques en Iran continuent de faire pression pour mettre fin aux exécutions et à la répression systémique.
Conclusion
La déclaration du BCFIF souligne l’urgence de sauver Behrouz Ehsani et Mehdi Hassani et le besoin plus large d’une réponse internationale unifiée à l’escalade de la répression en Iran. Le gouvernement britannique, en coordination avec ses alliés et les organismes internationaux, a un rôle vital à jouer dans la défense des droits de l’homme et la solidarité avec le peuple iranien.



