Une nouvelle vague d’exécutions en Iran : violations flagrantes du droit à la vie et procès équitables

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CSDHI – Au cours des premières semaines du mois persan d’Ordibehesht (à partir du 21 avril 2025), la République islamique d’Iran a lancé une nouvelle série d’exécutions, suscitant l’indignation mondiale parmi les militants des droits de l’homme. Selon les informations reçues, au moins 66 prisonniers ont été mis à mort dans diverses prisons du pays au cours des deux premières semaines du mois seulement — un total stupéfiant équivalent à plus de quatre exécutions par jour, soit une toutes les six heures.

9 Exécutions en un jour : prisons de Qazvin, Zahedan et Birjand

C’est le 28 avril 2025 que des condamnations à mort ont été prononcées dimanche sur au moins neuf prisonniers dans les prisons de Qazvin, Zahedan et Birjand.

Saber Elyasi, 33 ans, prisonnier de Langarud, a été pendu pour trafic de stupéfiants à la prison de Qazvin.

Nayeb Balouchi (Khan Mohammad Ozbakzehi), père de plusieurs enfants et habitant de Zahedan, a également été mis à mort dans la prison de Zahedan sur des charges identiques.

Sept détenus, quatre ressortissants baloutches, un prisonnier sunnite et deux détenus de Zabol ont été exécutés simultanément dans une exécution massive à la prison de Birjand.

Ces exécutions ont eu lieu dans le secret, les visites finales aux proches et la transparence judiciaire. La majorité des personnes arrêtées se sont vu refuser le droit à un procès en bonne et due forme et une défense juridique adéquate.

Rapidité historique dans l’exécution des peines de mort

Dans les jours qui ont précédé cette date, on a également signalé l’exécution d’au moins quatre autres prisonniers dans les prisons de Ghezel Hesar, Khorramabad et Tabriz :

  • Saghar, une prisonnière de Qezel-Hesar, a été exécutée pour meurtre après six ans de prison.
  • Hossein Shiravand et Ahmad Derikvand ont tous deux été exécutés dans la prison de Khorramabad, et Houshang Abbasi a été exécuté par pendaison à Tabriz, sous divers chefs d’accusation.

Interdiction des médias et secret judiciaire

Jusqu’à présent, aucun de ces meurtres n’a été rapporté dans les médias officiels ou judiciaires. Cette dissimulation coordonnée a suscité des préoccupations quant à la violation des droits des prisonniers, au refus injustifié de procès, aux aveux forcés par la torture et à l’augmentation des pressions sur les minorités ethniques et religieuses.