Condamnation à mort prononcée contre Ehsan Faridi, étudiant en génie mécanique

Préoccupations alarmantes au sujet de la répression par l’Iran contre les manifestants universitaires
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CSDHI – Ehsan Faridi, étudiant à l’université de Tabriz, a été condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Tabriz pour moharebeh (« la loi du Talion »). La sentence, fondée uniquement sur un rapport du ministère du Renseignement et sans la présentation de preuves publiques ou documentées devant le tribunal, a été confirmée par la cour d’appel et est maintenant en attente de révision par la Cour suprême de l’Iran.

Ehsan Faridi, un étudiant en génie mécanique spécialisé dans la fabrication et la production, a été arrêté pour la première fois en mars 2024 et libéré sous caution. Il a été de nouveau arrêté en juin 2024 à la suite d’une assignation au bureau du procureur de Tabriz. Il est actuellement détenu dans l’unité de quarantaine de la prison centrale de Tabriz.

Selon des informations, le service de renseignement de Tabriz a fait pression sur la famille d’Ehsan Faridi pour qu’elle garde le silence et évite de publier la sentence. Craignant qu’Ehsan ne subisse une réaction psychologique sévère, sa famille a demandé à l’avocat de ne pas l’informer de la sentence de mort, mais plutôt de dire qu’un jugement final est en attente de la Cour suprême.

Ehsan Faridi avait déjà été condamné à six mois de prison pour « propagande contre le régime ». Sa condamnation à mort a suscité une inquiétude généralisée, tant au niveau national qu’international. Il est actuellement le plus jeune prisonnier politique condamné à mort en Iran.

Cette affaire met une fois de plus en évidence les tactiques répressives de la République islamique contre les manifestants, en particulier les étudiants. Le recours à la peine capitale — aboli dans la plupart des pays du monde — pour exprimer une dissidence pacifique constitue une grave violation des droits de la personne.