38% des enfants iraniens vivent sous le seuil de pauvreté

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CSDHI – Le 17 mai, le journal d’État Ham Mihan a examiné la situation des enfants iraniens vivant en dessous du seuil de pauvreté. Dans son introduction, le journal a écrit : « Environ 23 millions de personnes vivent dans des zones qui peuvent être qualifiées de « pièges urbains de la pauvreté ».

Ham Mihan ajoute : « Des études du Bureau de la protection sociale du ministère du travail montrent qu’un pourcentage élevé d’enfants iraniens vivent dans des ménages souffrant de pauvreté monétaire (38 % des enfants sont en dessous du seuil de pauvreté). Les données sur le revenu des ménages en 2019 indiquent qu’environ 50 % des parents n’ont pas d’études secondaires supérieures, un chiffre qui atteint environ 70 % au Sistan-Balouchistan. »

L’avenir des enfants vivant sous le seuil de pauvreté

Mahtab Hajimohammadi, membre de l’Association iranienne pour les études sur la paix, qui a pris la parole aux côtés de Kamal Athari lors d’une conférence marquant la Journée internationale des familles, a discuté de l’avenir des enfants iraniens dans les familles défavorisées vivant sous le seuil de pauvreté.

Educational Disaster in Iran: 70% of Students Suffering from Learning PovertyElle a déclaré : « Les enfants de familles défavorisées sont confrontés à des défis graves qui limitent leur croissance et leur potentiel. Ces limitations ne sont pas seulement économiques. Dans de telles circonstances, la pauvreté va au-delà des difficultés financières et, en raison des structures politiques et sociales du pays, conduit à une privation plus profonde, où les personnes défavorisées sont incapables d’accéder même à des services sociaux minimaux. »

ImageSelon Hajimohammadi, le manque de capital économique, social, culturel et symbolique empêche les enfants d’accéder à l’égalité des chances, et les divisions de classe augmentent avec la pauvreté et l’inflation.

Durée de vie de 38 % des enfants iraniens dans les ménages situés sous le seuil de pauvreté

En Iran, la pauvreté touche non seulement des millions de familles mais compromet aussi l’avenir des enfants. Selon les rapports, 38 % des enfants iraniens vivent dans des ménages souffrant de pauvreté monétaire – un chiffre choquant qui met en évidence la profondeur de la crise économique et sociale du pays. Ces enfants sont victimes d’un système marqué par la mauvaise gestion et le mépris des politiques sociales, les enfermant dans un cycle impitoyable de pauvreté, de violence et de privation.

Les enfants défavorisés, victimes de la pauvreté multidimensionnelle

Les enfants nés dans des familles marginalisées et défavorisées sont confrontés à de multiples vulnérabilités dès le début de leur vie. Ces enfants sont privés non seulement d’une nutrition adéquate, d’un soutien affectif et de soins psychologiques, mais ils doivent également composer avec des menaces telles que le mariage précoce, l’abandon scolaire, la négligence parentale et même les abus physiques et sexuels. La pauvreté multidimensionnelle — qui va au-delà de la rareté des revenus pour inclure le manque d’accès à l’éducation, à la santé et aux services de base — raccourcit leur enfance et les pousse prématurément dans un rôle adulte.

Selon un rapport de l’UNICEF, les inégalités dans l’accès aux services publics tels que la santé et l’éducation enferment les enfants pauvres dans un cycle de privations qui dure toute la vie. Par exemple, les enfants travailleurs — dont le nombre est estimé entre 2 et 7 millions — travaillent souvent dans des conditions dangereuses et malsaines et sont privés du droit à l’éducation, une réalité qui perpétue le cycle de la pauvreté pour les enfants iraniens et les générations futures.

Inégalité de l’éducation : un avenir en péril

La crise de la pauvreté éducative en Iran est un signal d’alarme pour l’avenir des générations. Un rapport du Centre de recherche du Majlis (parlement) du régime iranien montre que 42 % des enfants iraniens sont confrontés à la pauvreté scolaire, une condition directement liée aux difficultés économiques de leurs familles. De plus, 41 % des étudiants iraniens n’atteignent pas le niveau minimum mondial d’alphabétisation, un chiffre qui met en évidence la profonde fracture éducative entre les segments privilégiés et défavorisés de la société.

La réduction du financement public de l’éducation, ainsi que l’augmentation des coûts de l’éducation pour les familles, ont forcé de nombreux enfants à abandonner l’école.

Les politiques économiques qui ont alimenté la marginalisation urbaine et l’isolement social ont poussé les enfants vers le travail forcé, le mariage précoce et même la délinquance. Les rapports montrent que les enfants qui travaillent sont exposés à des maladies physiques et mentales, à la malnutrition et à diverses formes d’abus, alors que le régime n’a pas présenté de plan complet pour résoudre ces problèmes.

Source : Iran Focus