Dans ce communiqué publié le jeudi 17 juillet, la famille et les amis de Lennart Monterlos ont déclaré que, malgré un mois d’arrestation, ils n’avaient reçu aucune information officielle concernant les raisons de sa détention ni son lieu de détention.
La famille de Lennart Monterlos a souligné qu’elle comptait sur la diplomatie française pour obtenir la libération rapide de son très jeune fils, dont elle affirme l’innocence totale.
Elle a également déclaré être en contact permanent avec le ministère allemand des Affaires étrangères et avoir appelé les autorités du régime iranien à reconnaître les droits légaux de leur fils, notamment l’accès à un avocat iranien indépendant et le droit de visite consulaire.
Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères du régime iranien, a déclaré le 12 juillet au journal français Le Monde que l’individu avait été arrêté pour « commettre un crime », sans toutefois préciser la nature du crime présumé.
Le même jour, M. Araghchi a déclaré que le chargé d’affaires français à Téhéran avait rencontré Lennart Monterlos et que la procédure judiciaire se poursuivrait « conformément à la loi » en Iran.
Les gouvernements français et allemand ont exprimé leur inquiétude quant à la détention de leurs ressortissants par le régime iranien pour des motifs politiques.
Le 16 juin, Lennart Monterlos a disparu en Iran lors d’un tour du monde à vélo et n’a eu aucun contact avec sa famille depuis.
Plus tôt, le 6 juillet, des publications avaient circulé sur les réseaux sociaux pour tenter de le localiser.
Une source diplomatique française, s’exprimant sous couvert d’anonymat le même jour dans une interview à l’Agence France-Presse, a qualifié la disparition de Lennart Monterlos d’« alarmante » et a indiqué être en contact avec sa famille à ce sujet.
L’annonce de la disparition de ce touriste intervient dans un contexte d’inquiétude croissante concernant la situation de Cécile Kohler et Jacques Paris, deux autres Français emprisonnés en Iran.
Le régime recourt régulièrement à la « diplomatie des otages », où il retient des ressortissants étrangers en prison pour obtenir des concessions politiques, notamment la levée des sanctions ou l’influence des négociations nucléaires.



