Transfert d’Arghavan Fallahi à la sinistre prison de Qarchak

A Persistent Human Rights Crisis in Iran

Arghavan Fallahi, jeune prisonnière politique, fait l’objet de persécutions constantes en Iran. Le 8 août 2025, les autorités l’ont transférée dans le quartier des détenues politiques de la prison de Qarchak à Varamine, après des mois de torture et d’isolement. Arrêtée le 25 janvier 2025 pour « propagande contre le système » et « soutien à une organisation d’opposition », Mme Fallahi a subi des interrogatoires musclés. Son cas met en lumière les violations systématiques des droits humains en Iran. C’est pourquoi une action internationale est indispensable pour obtenir sa libération et améliorer ses conditions de détention.

Arrestation et interrogatoires musclés

Les autorités ont arrêté Arghavan Fallahi à Téhéran le 25 janvier 2025, sous la supervision des services de renseignements du Corps des gardiens de la révolution et ceux du pouvoir judiciaire. Elle a été accusée de « propagande contre le système » et de « soutien à une organisation d’opposition ». Initialement détenue dans le quartier 241 de la prison d’Evine, elle a subi un isolement prolongé destiné à briser sa résistance. Les sources des droits humains font état de pressions psychologiques et physiques intenses pendant les interrogatoires, ce qui met en évidence la tactique consistant à accabler d’accusations vagues les militants afin de réprimer la dissidence.

Transferts vers Fashafouyeh et un lieu inconnu

Après Evine, les autorités ont transféré Arghavan Fallahi au pénitencier de Fashafouyeh, connu pour sa surpopulation, ses conditions insalubres et sa violence. Elle a passé deux mois à l’isolement avant d’être transférée dans un lieu tenu secret, ce qui l’a privée de tout contact avec sa famille et son avocat. Son père, Nasrollah Fallahi, également prisonnier politique, a fait savoir qu’on leur demandait une caution impayable de 2 milliards de tomans, bloquant ainsi sa libération. Cette période de disparition forcée a suscité des inquiétudes quant à sa sécurité.

Prison de Qarchak : Une nouvelle phase de difficultés

Le transfert de Mme Fallahi dans le quartier des femmes de la prison de Qarchak met fin à son isolement, mais introduit de nouveaux risques. Qarchak, l’un des établissements carcéraux les plus sinistres d’Iran, souffre de la surpopulation, du manque d’eau potable, d’une nourriture infecte et de l’insuffisance des soins médicaux. Les prisonniers politiques, dont Arghavan, voient leur sécurité menacée en raison de l’absence de séparation des délits, qui les mêle aux délinquantes violentes. Malgré une interaction limitée avec les autres détenues, elle reste soumise à de strictes restrictions de sécurité, ce qui limite ses droits et exacerbe son calvaire.

Privations constantes et problèmes de santé

Arghavan Fallahi est confrontée à de sévères restrictions. Les autorités lui refusent tout contact régulier avec sa famille et tout accès à la justice, ce qui constitue une violation des droits fondamentaux des prisonniers. Les informations indiquent des signes visibles de traumatisme psychologique dû à des interrogatoires prolongés et à l’isolement. Sa santé physique, déjà compromise par une maladie chronique, s’aggrave en raison du refus de soins médicaux.

Les défenseurs et les organisations des droits humains exigent la libération immédiate de Mme Fallahi et demandent que les conditions de détention en Iran soient contrôlées. Des campagnes sur les réseaux sociaux, utilisant des hashtags liés à son nom, font pression sur les autorités. Des organismes internationaux, dont Amnesty International, demandent instamment que des mesures soient prises pour protéger les prisonniers politiques comme Mme Fallahi. Leur action souligne la nécessité d’une intervention internationale pour lutter contre les violations des droits humains en Iran.