Iran : Prison secrète à Shahin Shahr, Ispahan

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CSDHI – Des informations fiables provenant récemment d’Iran ont révélé l’existence d’une prison secrète à Shahin Shahr, Ispahan, qui fonctionne sous le couvert d’un entrepôt industriel. Ce centre de détention caché, géré par le régime clérical iranien, se caractérise par de graves violations des droits humains, notamment des actes de torture, des traitements inhumains et le déni des besoins fondamentaux.

Conditions de détention

Les prisonniers détenus dans cette prison secrète sont soumis à des privations systématiques. L’électricité et l’eau sont fréquemment coupées pendant plusieurs jours, tandis que l’absence de systèmes de climatisation rend la survie insupportable pendant la chaleur estivale. Les équipements de base tels que les réfrigérateurs ou les appareils de communication sont totalement absents.

La distribution de nourriture est rare et de très mauvaise qualité ; la plupart du temps, chaque prisonnier ne reçoit pas plus de deux miches de pain et une petite portion de nourriture insuffisante. Les services médicaux sont inexistants. Les seuls médicaments distribués sont des tranquillisants et de la méthadone, ce qui revient à rendre les prisonniers dépendants plutôt qu’à leur fournir un traitement.

Travail forcé

Bien que la prison secrète soit présentée comme un « site de travail pénitentiaire », il fonctionne en réalité comme un centre de travail forcé. Chaque matin, une centaine de prisonniers sont transportés en minibus vers des sites extérieurs, où ils sont contraints de travailler dans des conditions d’exploitation. À l’intérieur de l’entrepôt, les détenus se voient également refuser le repos après cinq heures du matin, ce qui renforce un système d’épuisement et de coercition.

Dissimulation et absence de contrôle

La prison secrète est située à côté de l’usine de biscuits Behesht Akhavan à Shahin Shahr. Son apparence d’entrepôt, entouré de hauts murs et de barbelés, permet au régime de dissimuler sa véritable fonction. Ni les habitants locaux ni les travailleurs industriels des environs ne sont au courant de son objectif, ce qui garantit l’absence totale de contrôle public ou judiciaire.

Statut juridique des prisonniers

Selon certaines informations, de nombreux prisonniers de cette prison secrète ont déjà purgé une grande partie de leur peine et devraient pouvoir bénéficier d’une libération conditionnelle ou d’un sursis. Au lieu de cela, le procureur d’Ispahan, exploitant l’article 45, impose de nouvelles accusations pour des infractions mineures et prononce des condamnations à mort supplémentaires, créant ainsi un climat de peur et de répression permanentes.

Analyse des droits humains

Les conditions dans cette prison secrète constituent des violations manifestes des obligations internationales en matière de droits humains :

  • Article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) : droit à la vie, à la liberté et à la sécurité.
  • Article 5 : interdiction de la torture et des traitements cruels ou dégradants.
  • Article 9 : interdiction des arrestations et détentions arbitraires.
  • Article 10 : droit à un procès équitable.
  • Article 25 : droit à un niveau de vie suffisant, y compris l’alimentation, les soins de santé et l’assistance médicale.

 Conclusion et appel à une action internationale

Le fonctionnement de cette prison secrète par la Fondation coopérative affiliée au CGRI démontre une politique systématique de dissimulation et de répression au sein du régime clérical iranien. Au-delà de la violation des droits fondamentaux des prisonniers, cela reflète un mécanisme plus large d’abus qui soutient la terreur d’État.

Il est impératif que les organisations internationales de défense des droits humains, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies et les rapporteurs spéciaux sur la détention arbitraire et la torture enquêtent immédiatement sur cette affaire et y remédient. Permettre à de telles prisons secrètes de persister en Iran sans contestation reviendrait à légitimer le cycle de brutalité dans lequel le régime est engagé. Une pression mondiale coordonnée reste essentielle pour tenir le régime responsable et protéger les prisonniers politiques et les détenus contre de nouveaux abus.