Règlements disciplinaires sévères contre l’association des enseignants de Sanandaj

Les décisions disciplinaires imposées à des membres de l’Association des enseignants de Sanandaj suscitent une indignation croissante, révélant la répression systématique des syndicats d’enseignants en Iran.
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CSDHI — En mai 2024, le Conseil disciplinaire du Département de l’éducation du Kurdistan a ouvert des dossiers contre sept membres de l’Association des enseignants de Sanandaj, suspendant leur emploi pendant trois mois. Privés d’accès aux écoles et subissant une réduction de salaire de 70 %, ces enseignants ont été visés pour leur activisme syndical. En mars 2025, la Commission d’appel du Ministère de l’Éducation a rendu des décisions sans précédent, allant jusqu’au licenciement permanent et à l’exil, suscitant une vive inquiétude quant à la répression des enseignants en Iran.

Décisions disciplinaires inédites contre les enseignants de Sanandaj

La Commission d’appel a confirmé des sanctions sévères pour sept membres de l’association :

  • Majid Karimi (23 ans de service) : licenciement permanent.
  • Ghiyas Nemati (17 ans de service) : licenciement permanent.
  • Salah Haji-Mirzaei (26 ans de service) : suspension d’un an.
  • Nasrin Karimi (27 ans de service) : retraite forcée avec déclassement de deux grades.
  • Leila Zarei (30 ans de service) : retrait du poste de vice-directrice et retraite forcée avec déclassement d’un grade.
  • Faisal Nouri (19 ans de service) : exil de cinq ans dans la province de Kermanshah.
  • Mohiuddin Rihani (28 ans de service) : licenciement permanent.

Ces éducateurs expérimentés se sont vus appliquer des décisions finales en mars 2025, marquant une escalade sans précédent dans la répression disciplinaire.

Contexte de l’affaire

En mai 2024, 14 militants syndicaux ont été convoqués par le bureau du procureur public et révolutionnaire de Sanandaj. Les suspensions et réductions de salaire visaient à exercer une pression économique et psychologique, dans le but de limiter leur activisme. Ces mesures traduisent également la volonté des autorités de neutraliser l’influence de l’Association des enseignants et de décourager toute action syndicale future.

Objectif des sanctions

Ces décisions relèvent davantage d’une logique de répression que d’un processus équitable. Les licenciements permanents et les retraites forcées détruisent des carrières bâties sur plusieurs décennies, tandis que l’exil de Faisal Nouri impose de graves difficultés personnelles et familiales. L’ensemble de ces mesures crée un climat de peur, dissuadant les enseignants de défendre leurs droits ou d’agir collectivement pour améliorer leurs conditions de travail.

Violations des droits des enseignants

Ces sanctions portent atteinte à des droits fondamentaux : liberté d’expression, droit de constituer des associations pacifiques et droit à des conditions de travail justes. En ciblant l’Association des enseignants de Sanandaj, les autorités bafouent l’activisme syndical et mettent en péril les droits professionnels et personnels des éducateurs à travers tout le pays, compromettant ainsi l’avenir de l’éducation et des libertés civiles.

Réactions et conséquences éducatives

Les militants syndicaux à l’échelle nationale dénoncent ces décisions comme injustes et illégales, soulignant que de telles mesures aggravent la fracture entre enseignants et gouvernement. Les familles des enseignants s’engagent à utiliser tous les moyens juridiques et médiatiques pour contester ces décisions. Les experts en éducation rappellent que l’éviction d’enseignants expérimentés accentue les pénuries et affaiblit le système éducatif du Kurdistan, avec des conséquences négatives pour les élèves et les communautés.

Le prix de l’activisme syndical en Iran

Les sanctions imposées aux enseignants de Sanandaj révèlent le coût élevé de l’activisme syndical en Iran. Licenciements, retraites forcées et exil violent non seulement les droits des enseignants, mais compromettent également l’ensemble du système éducatif et de la société civile. Cette répression systémique marque un tournant inquiétant pour les libertés syndicales et l’avenir de l’éducation dans le pays.