Six ans après le soulèvement de novembre 2019, la vague d’exécutions en Iran ravive la défiance à travers le pays

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CSDHI – Alors que Téhéran intensifie sa campagne de terreur à travers des exécutions massives, les unités de résistance à Zahedan et ailleurs rendent hommage aux martyrs de novembre 2019 et jurent de poursuivre la lutte pour un Iran libre et démocratique.

À la veille du sixième anniversaire du soulèvement de novembre 2019, le régime iranien a déclenché une vague d’exécutions sans précédent — une campagne de terreur destinée à réduire la dissidence au silence et à instiller la peur au sein de la population. Mais au lieu de la soumission, cette brutalité a ravivé l’esprit de résistance.

À travers tout l’Iran, et en particulier à Zahedan, les unités de résistance de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) descendent dans les rues, adressant un message clair et audacieux : la machine répressive du régime échoue à briser la volonté du peuple.

Leur commémoration des 1 500 martyrs du soulèvement de 2019 n’est pas seulement un acte de mémoire, mais aussi un serment renouvelé : celui de renverser la théocratie et de rejeter toute forme de dictature — qu’elle soit cléricale ou monarchique — pour bâtir une république libre et démocratique.

L’héritage de novembre 2019 : l’étincelle qui a enflammé une génération

Le soulèvement de novembre 2019 demeure l’un des moments les plus marquants de la lutte moderne de l’Iran pour la liberté.

Ce qui avait commencé comme une protestation contre une hausse soudaine du prix de l’essence s’est rapidement transformé en une révolte nationale contre la corruption, la répression et la tyrannie.

Les manifestations ont éclaté dans 28 provinces, les protestataires scandant des slogans visant directement le Guide suprême Ali Khamenei, appelant à la chute de l’ensemble du système théocratique.

Le régime a répondu par une violence impitoyable. Après avoir imposé un quasi-blocage total d’Internet, les forces du régime — notamment les Gardiens de la révolution (CGRI) et les milices du Bassidj — ont ouvert le feu sur des civils non armés.

Khamenei aurait ordonné à ses commandants de « faire tout ce qu’il faut ». Des snipers, des véhicules blindés et même des hélicoptères ont été utilisés pour écraser la contestation, provoquant le massacre d’au moins 1 500 personnes.

Pour les unités de résistance iraniennes, le bain de sang de novembre 2019 reste à la fois une tragédie et une boussole morale — un rappel que la liberté ne peut être conquise que par une résistance inébranlable face à la tyrannie.

Zahedan : “Notre réponse aux exécutions, c’est le soulèvement”

Face à la montée du mécontentement, le régime a intensifié l’usage de la peine de mort comme arme d’intimidation. En octobre 2025 seulement, le pouvoir judiciaire de Khamenei a pendu au moins 285 prisonniers, établissant un nouveau record de barbarie au XXIᵉ siècle, selon les défenseurs des droits humains.

Des rapports de suivi font état de 1 471 exécutions au cours des dix premiers mois de 2025 — plus du double du nombre enregistré sur la même période en 2024.

Mais à Zahedan, capitale du Baloutchistan — l’une des provinces les plus opprimées et les plus ciblées d’Iran —, les unités de résistance ont répondu avec défiance, brandissant des pancartes :

« Notre réponse aux exécutions, c’est le soulèvement. »
« Non à l’exécution est le slogan de notre nation. »

Cette manifestation publique incarne la résilience d’une société qui refuse de plier devant les potences.
À chaque exécution destinée à semer la terreur, la Résistance répond par un appel plus fort à la révolte.

Un message au-delà de la peur : le rejet de toute dictature

La nouvelle génération de manifestants iraniens a rendu une chose incontestable : la lutte ne vise pas à remplacer un dictateur par un autre. Ils rejettent à la fois le régime clérical actuel et la monarchie déchue, considérant les deux comme deux visages d’une même tyrannie.

Leurs slogans traduisent ce rejet avec une clarté saisissante :

« Mort à l’oppresseur, qu’il soit le Shah ou le Guide. »
« Une dictature reste une dictature, qu’elle porte un turban ou une couronne. »

Les militants rappellent également que les monarchistes étaient absents lors du soulèvement de novembre 2019, soulignant que la Génération Z iranienne — la génération du soulèvement — n’éprouve aucune nostalgie pour les dictatures passées.

Leur combat repose sur une vision de souveraineté populaire, de démocratie et d’égalité, avec pour objectif la création d’une république démocratique où le pouvoir appartient au peuple, affranchie des chaînes du trône et du turban.

L’esprit du soulèvement demeure vivant

Alors que s’approche le sixième anniversaire du soulèvement de novembre 2019, la campagne d’exécutions du régime n’a pas étouffé l’esprit révolutionnaire — elle l’a ravivé. Partout en Iran, de Zahedan à Téhéran, les unités de résistance tirent leur force du sacrifice des martyrs de novembre 2019, réaffirmant leur engagement à mener à bien la mission commencée dans le sang et la défiance.

Leur message résonne dans tout le pays :

Le moment du changement est venu, et aucune terreur ne peut arrêter un peuple qui a déjà choisi la liberté.

Un membre d’une unité de résistance a déclaré :

« Nous avons tout abandonné pour tout obtenir — pour le peuple d’Iran. »