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Paris, le 31 mars 2026
Le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI) lance une alerte absolue face à une accélération terrifiante des exécutions politiques par le régime iranien. La machine de terreur d’État s’emballe : quatre prisonniers d’opinion ont été mis à mort au cours des dernières 48 heures, au milieu de violences inouïes perpétrées contre les détenus.
Deux nouvelles exécutions ce matin
Une fois encore, à l’aube de ce mardi 31 mars 2026, le régime brutal des mollahs a procédé à l’exécution de deux nouveaux prisonniers politiques :
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Babak Alipour, 34 ans, diplômé en droit et ancien prisonnier politique.
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Pouya Ghobadi Bistouni, 34 ans, ingénieur électricien.
Tous deux avaient été condamnés à mort en raison de leur appartenance à l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), la principale force de résistance démocratique.
Un raid d’une violence extrême dans le quartier politique de Ghezel Hesar
Selon des informations crédibles, ces pendaisons font suite à une attaque d’une brutalité inouïe. Dimanche soir, les forces de la garde spéciale et des agents de sécurité ont pris d’assaut le quartier 4 de la prison de Ghezel Hesar à Karaj, où sont détenus les prisonniers politiques.
Sans aucun préavis, les gardiens ont violemment battu les prisonniers à coups de matraque. Au milieu de ce chaos, plusieurs détenus ont été extraits de force de leurs cellules et transférés vers des lieux isolés et inconnus. C’est lors de ce raid sanglant qu’Akbar (Shahrokh) Daneshvarkar (58 ans) et Seyed Mohammad Taghavi (59 ans) ont été emmenés pour être exécutés hier, lundi 30 mars. Babak Alipour et Pouya Ghobadi ont subi le même sort tragique ce matin.
Alerte maximale : Vahid Bani-Amerian et Abolhassan Montazer ont disparu

En exécutant quatre membres de ce groupe en l’espace de deux jours, le régime démontre sa volonté impitoyable d’écraser toute dissidence par la terreur.
Suite à ce raid, le CSDHI exprime sa plus vive inquiétude pour les deux derniers membres de ce groupe de six co-détenus. Ils figurent parmi les prisonniers violemment extraits de la section 4 dimanche soir et jetés en cellule d’isolement ou dans un lieu inconnu. Leurs familles n’ont aucune nouvelle d’eux. Dans le système carcéral iranien, le transfert au secret après des passages à tabac est le signe précurseur d’une exécution imminente. Il s’agit de :
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Vahid Bani-Amerian, 33 ans, titulaire d’un master en gestion, privé de soins médicaux.
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Abolhassan Montazer, 66 ans, architecte souffrant de graves pathologies.
Appel à la communauté internationale
Vahid Bani-Amerian et Abolhassan Montazer ne sont plus qu’à quelques heures de la potence. Nous appelons toutes les instances internationales, les Nations Unies, l’Union européenne et les gouvernements démocratiques à réagir dans la minute.
Chaque heure de silence de la communauté internationale est un permis de tuer accordé au régime. Il est vital de convoquer d’urgence les représentants iraniens à l’étranger et d’exiger de connaître le lieu de détention et l’état de santé de ces prisonniers politiques afin de mettre un terme à cette hécatombe.
Paris, 30 mars 2025
Hamid Assadollahi
Président du Comité de Soutien aux droits de l’homme en Iran (CSDHI)



