CSDHI – Moins d’un jour après l’exécution de deux prisonniers politiques, de nouveaux rapports confirment la mort de deux autres prisonniers Babak Alipour et Pouya Ghabadi — alimentant les craintes que les exécutions en Iran s’accélèrent en tant qu’outil de répression.
Les exécutions en Iran se poursuivent à un rythme inquiétant. Moins de 24 heures après l’exécution de deux prisonniers politiques, de nouveaux rapports indiquent que deux autres détenus liés aux Moudjahidine du peuple (OMPI) ont été mis à mort — suscitant une nouvelle alarme parmi les observateurs des droits humains.
Babak Alipour (à gauche) et Pouya Ghabadi (à droite), deux prisonniers exécutés en Iran, selon des rapports.
Les exécutions se poursuivent en Iran
Selon des rapports émergents, les autorités iraniennes ont procédé aux exécutions de Babak Alipour et Pouya Ghabadi. Les deux hommes avaient été condamnés pour des accusations liées à des liens présumés avec le MEK et à leur implication dans des activités armées contre l’État.
La nouvelle intervient seulement un jour après que le pouvoir judiciaire iranien a annoncé l’exécution de deux autres prisonniers, Akbar Daneshvar Kar et Mohammad Taghavi, qui faisaient face à des accusations similaires. Les responsables ont qualifié leurs actes « d’activités terroristes » menées en coordination avec le MEK.
Les quatre individus faisaient apparemment partie d’une même affaire dans laquelle plusieurs accusés ont été condamnés à mort pour « baghi » — rébellion armée contre l’État — et pour des actes jugés menaçant la sécurité nationale.
Préoccupations concernant les garanties de procédure
Les organisations de défense des droits humains avaient auparavant exprimé de graves préoccupations quant à la manière dont ces affaires ont été traitées. Les rapports évoquent un accès restreint à une assistance juridique, des allégations d’aveux forcés et des accusations de torture lors des interrogatoires.
Ces préoccupations constituent depuis longtemps un point central des critiques internationales à l’égard du système judiciaire iranien, en particulier dans les affaires politiquement sensibles.
Le Rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits humains en Iran a également décrit les exécutions récentes comme faisant partie d’un « schéma plus large d’utilisation de la peine de mort pour réprimer la dissidence ».
Un schéma croissant
Le rapprochement temporel de ces exécutions suscite une attention renouvelée. Les analystes estiment que l’application successive des peines de mort pourrait signaler une escalade délibérée des mesures sécuritaires durant une période de forte sensibilité politique dans le pays.
Ce dernier développement s’inscrit dans une tendance plus large. Au cours des derniers mois, de multiples rapports ont documenté une hausse des exécutions en Iran, entraînant des appels répétés de la part d’organismes internationaux à un arrêt immédiat.
Et ensuite ?
La poursuite des exécutions à un rythme aussi rapide soulève une question essentielle : l’Iran entre-t-il dans une nouvelle phase de pression interne accrue, où la peine capitale est de plus en plus utilisée comme moyen de dissuasion contre la dissidence ?
Alors que l’examen par les organisations internationales de défense des droits humains s’intensifie, l’évolution de ces politiques — et leur impact à la fois sur la stabilité intérieure et les relations internationales — demeure incertaine.



