Rassemblement à Paris : Un front uni contre l’escalade des exécutions en Iran

Paris, le 11 avril 2026 – À l’appel de CNRI et plusieurs organisations de défense des droits humains, dont le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI), des centaines de manifestants se sont réunis ce samedi dans la capitale française. Ce rassemblement intervient dans un contexte de répression sans précédent, alors que le régime de Téhéran multiplie les pendaisons pour étouffer toute velléité de soulèvement populaire.

« Ils exécutent pour éviter un nouveau soulèvement »

Le message des participants était clair : la multiplication des condamnations à mort n’est pas un signe de force, mais une preuve de la fragilité du pouvoir en place. Selon les dernières données recueillies par les observateurs des droits de l’homme, le rythme des exécutions s’est drastiquement accéléré depuis le début de l’année 2026.

  • Statistiques alarmantes : Rien qu’au mois de janvier 2026, plus de 340 exécutions ont été enregistrées, marquant un quatrième mois consécutif au-dessus de la barre des 300.

  • Prisonniers politiques : Entre le 30 mars et le 9 avril 2026, au moins dix prisonniers politiques ont été exécutés dans la tristement célèbre prison de Qezel Hesar.

  • Bilan annuel : Les rapports préliminaires pour l’année 2025 faisaient déjà état de plus de 2 160 exécutions, une tendance meurtrière qui se confirme et s’amplifie en 2026.

Unité pour une République Démocratique

Le rassemblement de Paris, faisant écho à une mobilisation similaire à Stockholm, a mis en avant l’unité de l’opposition iranienne autour d’un projet clair : le rejet de toute forme de dictature. Les participants ont réaffirmé leur détermination pour une Iran libre, soulignant que le peuple iranien ne souhaite ni le retour à la dictature monarchique du passé, ni le maintien de la théocratie actuelle. L’aspiration commune demeure l’établissement d’une république démocratique, laïque et respectueuse des droits fondamentaux.

 

L’urgence d’une action internationale

Le CSDHI et ses partenaires appellent la communauté internationale, et particulièrement la France, à sortir d’une diplomatie de complaisance. Les revendications portées lors de ce rassemblement incluent :

  1. L’arrêt immédiat des exécutions et la libération de tous les prisonniers politiques.

  2. Conditionnalité diplomatique : Toute relation diplomatique ou économique avec le régime de Téhéran doit être strictement conditionnée à l’arrêt total des exécutions et à l’amélioration vérifiable de la situation des droits de l’homme.

  3. Justice internationale : Engager des procédures judiciaires contre les dirigeants du régime, impliqués depuis des décennies dans des crimes contre l’humanité, afin de mettre un terme à l’impunité institutionnalisée.

« Le silence face à ces exécutions est une licence de tuer accordée aux mollahs. Chaque minute d’inaction se traduit par une nouvelle vie fauchée à la potence. » — Extrait d’un discours lors du rassemblement.

Cette mobilisation parisienne rappelle que, malgré la distance géographique, la solidarité avec le peuple iranien reste un levier essentiel pour briser l’isolement des opposants à l’intérieur du pays et pour exiger que justice soit enfin rendue aux victimes de la répression.