CSDHI – Le 6 juillet, alors que le régime iranien organisait des funérailles d’État hautement militarisées pour son Guide suprême décédé, Ali Khamenei, les unités de résistance de l’OMPI (Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran) ont mené une campagne coordonnée à l’échelle nationale. Tandis que les autorités cherchaient désespérément à afficher une image de stabilité, de jeunes opposants ont pris pour cible plusieurs centres symboliques de la répression et de la corruption du régime. Selon les auteurs de cet article, ces actions traduiraient l’aspiration d’une partie de la population iranienne au renversement de la République islamique et à l’instauration d’une république démocratique.
Pendant plusieurs jours de cérémonies funéraires, les autorités ont transformé l’événement en une vaste démonstration politique et sécuritaire. Leur objectif principal était de donner l’image d’un État uni et de consolider la position de Mojtaba Khamenei, récemment désigné comme successeur. Afin de contrôler l’espace public et d’empêcher toute contestation, le régime a massivement déployé les Gardiens de la Révolution (les pasdarans), la milice Bassidj et les services de renseignement dans les rues.
Tout au long de ces cérémonies placées sous haute surveillance, plusieurs responsables ont appelé à la « vengeance » et renouvelé leur allégeance à Mojtaba Khamenei.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que « la voie de Khamenei se poursuivra », tandis que le commandant de la Force Al-Qods, Esmail Qaani, a affirmé que les forces du régime « savent désormais quelle voie suivre » après la mort d’Ali Khamenei. De son côté, le maire de Téhéran, Alireza Zakani, a soutenu que « le peuple soutient Mojtaba Khamenei de tout son être ».
Des signes de nervosité au sein du régime
Malgré cette démonstration soigneusement orchestrée, plusieurs indices ont révélé les inquiétudes des autorités face à la réaction de la population.
Le commandant des Gardiens de la Révolution pour la province de Téhéran, Hassan-Zadeh, a annoncé à la télévision d’État que le cortège funéraire prévu dans les rues de la capitale avait dû être annulé.
Illustrant les craintes des autorités quant à leur capacité à contrôler les foules, il a expliqué que les cercueils seraient finalement transportés par hélicoptère jusqu’à Qom, plutôt que par voie terrestre.
Une campagne coordonnée des unités de résistance
Malgré un dispositif sécuritaire particulièrement important, les unités de résistance de l’OMPI/MEK ont mené plusieurs actions coordonnées le 6 juillet.
Selon cet article, des militants ont incendié de grandes banderoles, panneaux publicitaires et affiches représentant Ali Khamenei dans différentes régions du pays.
Les opérations auraient également visé des affiches faisant la promotion de Mojtaba Khamenei, du fondateur de la République islamique Ruhollah Khomeini, ainsi que des supports de propagande des Gardiens de la Révolution.
Ces actions se seraient déroulées dans plusieurs villes iraniennes, notamment :
- Téhéran
- Machhad
- Ispahan
- Zahedan
- Chiraz
- Ardabil
- Shahrekord
- Rezvanshahr
- Najafabad
- Birjand
- Dehloran
- Azna
- Aleshtar
Deux images opposées de l’Iran
L’article conclut que le contraste entre les funérailles organisées sous une surveillance exceptionnelle et les actions revendiquées par les unités de résistance illustre, selon leurs auteurs, deux visions opposées de la situation en Iran.
D’un côté, les dirigeants cherchent à présenter l’image d’un pouvoir uni et d’un large soutien populaire à la succession de Mojtaba Khamenei. De l’autre, les incendies visant les portraits et les symboles du régime sont présentés comme le signe d’une contestation persistante.
Selon cette analyse, les opérations menées par les unités de résistance démontreraient que les démonstrations de force militaires et le renforcement du dispositif sécuritaire ne suffisent pas à empêcher les actes de contestation. Les auteurs estiment enfin qu’une partie de la population iranienne demeure déterminée à poursuivre son opposition au régime et à obtenir un changement politique.


