Abolfazl et Alireza Sepahi : danger imminent d’exécution à Ispahan

Abolfazl et Alireza Sepahi, deux des condamnés à mort dans l’affaire dite de la « place Ali-Khani » à Ispahan, sont sur le point d’être exécutés. Selon des informations parues dans la presse, ces deux prisonniers ont eu leur dernière visite avec leurs proches ; une rencontre qui, en raison de la situation particulière de cette famille, a eu un large écho parmi les défenseurs des droits humains.

Le lien entre Abolfazl et Alireza Sepahi ne se limite pas au simple fait qu’ils soient cousins. Ils sont aussi beaux-frères. Ce lien familial fait que l’exécution éventuelle de ces peines exposerait une même famille à la perte simultanée de deux de ses membres.

Dernière visite d’une mère elle-même incarcérée

D’après les informations publiées, la dernière rencontre entre ces deux détenus s’est déroulée en présence de la mère de famille — une mère qui purge elle-même une peine de cinq ans de prison et qui a été transférée d’une autre prison pour cette dernière visite.

Selon des sources bien informées, cette rencontre a constitué l’un des moments les plus douloureux de l’affaire : une mère contrainte de faire ses adieux à la fois à son fils et à son gendre, tous deux sur le point d’être exécutés.

Les défenseurs des droits humains considèrent cette situation comme un exemple des conséquences familiales des condamnations à mort, soulignant que cela affectent profondément les familles et les proches.

L’affaire de la place Ali-Khani et les inquiétudes grandissantes

Abolfazl et Alireza Sepahi font partie des prévenus dans l’affaire dite de la « place Ali-Khani » à Ispahan, une affaire qui remonte aux événements du 8 janvier 2026 et aux manifestations qui ont eu lieu dans cette ville lors du soulèvement national.

Après la mort de quatre miliciens du Bassidj au cours de ces événements, les forces de sécurité ont arrêté au moins 59 personnes, engageant ainsi une procédure judiciaire. Au final, douze des détenus ont été condamnés à mort, tandis que 23 autres auraient été condamnés à des peines de prison allant de cinq à dix ans.

Les inquiétudes concernant le sort des condamnés dans cette affaire se sont intensifiées après l’exécution, le 19 juillet 2026, de deux des condamnés à mort, Erfan Esfandiari et Gol-Mohammad Mohammadi.

Erfan Esfandiari avait 18 ans au moment de son arrestation, et Gol-Mohammad Mohammadi, un ressortissant afghan âgé de 23 ans, figurait également parmi les condamnés dans cette affaire. Cette exécution a accru le risque de mise à mort des autres condamnés, ce qui suscite une profonde inquiétude chez les familles et les organisations de défense des droits humains.

Abolfazl et Alireza Sepahi figurent parmi les condamnés à mort

D’après les informations publiées, Alireza Sepahi, âgé de 24 ans, a été condamné à quatre peines de mort, et Abolfazl Sepahi, âgé de 23 ans, a été condamné à trois peines de mort.

Les autres condamnés dans cette affaire sont :

Ghaem Hosseini

Shervin Bagherian

Amirhossein Safari

Amirhossein Maleki

Ali Dashti

Abolfazl Ebrahimi

Alireza Raeisi

Amirhossein Ebrahimi Analoucheh

Certains de ces condamnés avaient moins de 20 ans au moment de leur arrestation, et plusieurs encourent plusieurs condamnations à mort — une situation qui a suscité de vives réactions des organisations de défense des droits humains.

Inquiétudes quant au sort de huit autres condamnés

Suite au transfert de 12 condamnés à mort impliqués dans cette affaire vers des cellules d’isolement, deux ont été exécutés à ce jour, tandis qu’aucune information officielle n’a été communiquée concernant le sort des 8 prisonniers restants.

La dernière visite d’Abolfazl et d’Alireza Sepahi à leur famille a ravivé les craintes quant à l’exécution imminente de leurs peines. Les défenseurs des droits humains ont appelé à la suspension des exécutions, à un réexamen de la procédure judiciaire et à la mise en place d’une enquête indépendante sur les allégations soulevées dans cette affaire.