Lyon : une exposition « Non aux exécutions en Iran » pour rendre hommage aux victimes

26 septembre 2026 – Lyon

Le samedi 26 septembre 2026, le Comité de soutien aux droits de l’Homme en Iran (CSDHI) a organisé à Lyon une exposition intitulée « Non aux exécutions en Iran », sur la place des Terreaux, devant l’Hôtel de Ville de Lyon.

À travers plus d’une centaine de portraits, l’exposition a rendu hommage aux victimes des exécutions et de la répression en Iran. Elle a également permis de présenter au public l’histoire de plus de quatre décennies d’exécutions, des premières exécutions massives de juin 1981 jusqu’à celles qui se poursuivent en 2026.

L’exposition, ouverte de 11h à 17h, a été suivie d’un rassemblement et d’actions de solidarité de 15h à 17h. Elle avait notamment pour objectif de rendre hommage aux milliers de prisonniers politiques exécutés en Iran, notamment lors du massacre de 1988, ainsi qu’aux victimes des différentes vagues de répression qui ont suivi les soulèvements populaires.

De 1981 à 2026 : plus de quatre décennies d’exécutions

Depuis les premières exécutions massives de 1981, la peine de mort est restée un instrument majeur de répression en Iran.

L’exposition a rappelé cette histoire douloureuse, depuis les années 1980 et le massacre de milliers de prisonniers politiques en 1988 jusqu’aux exécutions de manifestants et d’opposants au cours des dernières années.

En 2026, la répression se poursuit. Selon les chiffres du CSDHI, 1 069 personnes avaient déjà été exécutées en Iran à la fin du mois d’août 2026.

Derrière chacun de ces chiffres se trouve pourtant un visage, un nom, une famille et une vie.

Des femmes et des jeunes parmi les victimes

Les femmes sont elles aussi directement touchées par la peine de mort en Iran.

Selon les chiffres du CSDHI, au moins 34 femmes ont été exécutées en Iran en 2025. En 2026, 25 femmes avaient déjà été exécutées à la fin du mois d’août.

Les jeunes et les mineurs sont également exposés à la répression et au risque de la peine capitale. En 2026, des organisations non gouvernementales de défense des droits humains ont alerté sur plusieurs jeunes condamnés à mort ou exposés à un risque imminent d’exécution, dans des procédures marquées par de graves préoccupations concernant la torture, les détentions arbitraires, les aveux forcés et le respect des garanties d’un procès équitable.

Des Lyonnais s’arrêtent devant les visages des victimes

Installés au cœur de Lyon, devant l’Hôtel de Ville, les portraits ont attiré l’attention de nombreux passants.

Certains se sont arrêtés par curiosité, d’autres avec émotion devant les visages des victimes. Lyon Capitale a notamment rapporté que les passants étaient nombreux à s’arrêter devant l’exposition, certains intrigués, d’autres profondément émus.

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Pour plusieurs Lyonnais, cette rencontre avec les portraits a été l’occasion de découvrir une réalité souvent éloignée de l’actualité quotidienne française. Une habitante interrogée par Le Progrès a ainsi exprimé son sentiment d’impuissance face à ce qui se passe en Iran. Une autre visiteuse était venue avec ses enfants afin de leur faire comprendre la situation en Iran et l’importance de vivre dans une démocratie.

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Cette mobilisation du public lyonnais a donné une dimension particulière à l’exposition : les victimes n’étaient plus de simples chiffres dans un rapport. Elles avaient un visage.

L’exposition a également été relayée par Presse Agence, qui a consacré un reportage aux « visages de la résistance iranienne » présentés à Lyon. Le média souligne le choix des organisateurs de mettre en avant les portraits des victimes, laissant les visages et leurs histoires parler d’eux-mêmes : « Pas de slogans ni de cortège : seulement des visages, et le poids de leur regard. »

Le reportage rappelle également le message porté par les organisateurs : « Ni Shah, Ni Mollah », une formule qui exprime leur refus à la fois du retour de la monarchie et du maintien de la République islamique.
Cette couverture médiatique a contribué à faire connaître au public lyonnais le sens de cette exposition et les visages de celles et ceux qui ont payé de leur vie leur opposition au régime iranien.

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Michel Terrot, ancien député du Rhône à l’Assemblée nationale française pendant sept législatures consécutives, a visité l’exposition.

Lors de sa visite, il a réaffirmé son soutien à la Résistance du peuple iranien et s’est dit profondément marqué par les portraits et les témoignages présentés.
À l’issue de sa visite, Michel Terrot a échangé avec les organisateurs de l’exposition. Il a souligné que cette exposition montrait, à travers les visages des victimes, comment le peuple iranien résiste et le prix humain, parfois payé au prix du sang, qu’il continue de payer pour accéder à la liberté.
Il a décrit l’exposition comme particulièrement bouleversante et profondément marquante, soulignant la force des témoignages et des visages présentés au public lyonnais.

Une exposition pour ne pas oublier

En organisant cette exposition au cœur de Lyon, le CSDHI a voulu faire entendre la voix de celles et ceux qui ne peuvent plus parler : les victimes des exécutions, les prisonniers politiques et les personnes aujourd’hui menacées d’exécution.

La mobilisation a également permis de rappeler que la question des droits humains en Iran ne doit pas être oubliée derrière les crises et les conflits internationaux.

Comme l’a souligné Lyon Mag, le rassemblement avait pour objectif de rendre hommage aux milliers de prisonniers politiques exécutés en Iran et de dénoncer la persistance de la peine de mort dans le pays.

Lyon : un hommage aux victimes en Iran

De 1981 à 2026, nous n’oublions pas les victimes.

Non aux exécutions en Iran.
Soyons la voix des prisonniers condamnés à mort.
Le droit à la vie est un droit universel.