Cas de prisonniers politiques condamnés à mort en Iran : Shervin Bagherian, un jeune homme condamné à mort dans l’affaire de la place Alikhani, menacé d’exécution

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CSDHI – Dossier n° 17 | Identifiant du dossier : IRN-DP-1404-017 – Shervin Bagherian, né en 2007/08 et âgé aujourd’hui de 18 ou 19 ans, a été arrêté à Ispahan en décembre 2025/janvier 2026 et condamné à mort pour « inimitié envers Dieu » (moharebeh) dans l’affaire de la place Alikhani. La Cour suprême a confirmé sa condamnation et il reste sous le coup d’une peine de mort. La confirmation de la peine, le renvoi des peines prononcées dans cette affaire pour exécution et le signalement de son transfert à l’isolement le 18 juillet 2026 soulignent la nécessité d’agir pour empêcher son exécution.

Principales informations sur l’affaire

Catégorie Informations
Nom complet Shervin Bagherian
Date de naissance 2007/08 ; date exacte inconnue
Âge 18 ou 19 ans à la date de réexamen
Profession avant l’arrestation Inconnue ; niveau d’études également inconnu
Situation familiale Inconnue
Date et lieu de l’arrestation Décembre 2025/janvier 2026, Ispahan ; jour exact inconnu
Accusations Accusation d’« inimitié envers Dieu » (moharebeh) ; affaire de la place Alikhani
Tribunal Première chambre du tribunal révolutionnaire d’Ispahan
Juges Mohammad Barati-Dorcheh et Mohammad Tavakoli, connu sous le nom de Vakili
Avocat Nom de l’avocat inconnu
Condamnation Peine de mort confirmée par la Cour suprême
Lieu de détention actuel Dernier lieu connu : prison de Dastgerd, Ispahan

Contexte humain et personnel

Shervin Bagherian est né en 2007/08. Sa profession, son niveau d’études et sa situation familiale sont inconnus. En l’absence de son jour et de son mois de naissance, il n’est pas possible d’établir son âge exact au moment des événements du 8 janvier 2026 : il pouvait avoir 17 ou 18 ans. Il est essentiel de clarifier ce point pour procéder à l’évaluation juridique de sa condamnation à mort.

Arrestation, procès et condamnation

Shervin a été arrêté à Ispahan en décembre 2025/janvier 2026. L’affaire dite de la « place Alikhani » concerne les manifestations du 8 janvier 2026 dans le secteur situé entre Malek Shahr et Kaveh. Les autorités judiciaires ont établi un lien entre cette affaire et la mort de quatre membres des forces Basij et des unités spéciales de la police. À la suite de ces événements, 59 personnes ont été arrêtées et 12 accusés dans cette affaire ont été condamnés à mort.

La première chambre du tribunal révolutionnaire d’Ispahan a condamné Shervin à mort pour « inimitié envers Dieu » (moharebeh), et la Cour suprême a confirmé la sentence. Mohammad Barati-Dorcheh et Mohammad Tavakoli, connu sous le nom de Vakili, ont été identifiés comme les juges chargés de l’affaire. Les dates du prononcé de la condamnation et de sa notification, ainsi que le nom de l’avocat, sont inconnus. Les informations divergent quant au nombre de peines de mort prononcées à l’encontre de Shervin ; sa condamnation à mort est confirmée, mais le nombre exact de peines reste incertain.

Les informations concernant les accusés dans cette affaire font état de restrictions à un accès effectif aux avocats de leur choix, d’audiences judiciaires brèves, ainsi que d’allégations de torture et d’aveux forcés. Les détails individuels concernant l’interrogatoire de Shervin, sa défense et les éléments de preuve utilisés contre lui sont inconnus.

Réponse et conduite des autorités

Après que la Cour suprême a confirmé les condamnations, les peines de mort prononcées dans cette affaire ont été transmises au Bureau de l’exécution des peines du tribunal révolutionnaire d’Ispahan. Selon un rapport daté du 18 juillet 2026, Shervin et d’autres prisonniers condamnés dans cette affaire ont été transférés à l’isolement à la prison de Dastgerd. Aucune réponse spécifique des autorités judiciaires aux allégations de torture, d’aveux forcés et de restrictions à l’accès à un avocat n’est disponible. Le jugement et les éléments de preuve permettant d’établir la responsabilité individuelle de Shervin ne sont pas non plus disponibles.

Réactions internationales

La Mission internationale indépendante d’établissement des faits des Nations unies sur la République islamique d’Iran a appelé à l’arrêt des exécutions des accusés dans l’affaire de la place Alikhani et s’est déclarée préoccupée par les procédures judiciaires. La Mission a indiqué qu’au moins 10 accusés étaient menacés d’exécution et que les familles d’au moins deux prisonniers condamnés à mort avaient été convoquées pour une « dernière visite ».

Amnesty International a alerté sur le risque d’exécution auquel font face les huit accusés restants : Ali Dashti, Alireza Raeisi, Abolfazl Ebrahimi, Alireza Sepahi, Amirhossein Ebrahimi, Amirhossein Maleki, Ghaem Hosseini et Shervin Bagherian. L’organisation a appelé à une action diplomatique urgente pour empêcher les exécutions. Les dates exactes de ces déclarations sont inconnues.

Situation actuelle et risque d’exécution

Shervin reste sous le coup d’une peine de mort. Son dernier lieu de détention connu est la prison de Dastgerd, à Ispahan. Le signalement de son transfert à l’isolement date du 18 juillet 2026 ; sa situation actuelle concernant l’isolement ainsi que les modalités de contact et de visite sont inconnues. Aucune date d’exécution n’a été annoncée, mais la confirmation de la peine et le renvoi des condamnations prononcées dans cette affaire pour exécution suscitent de graves inquiétudes quant au risque d’exécution.

Analyse des droits humains et du droit à un procès équitable

Droit à la vie : le fait de relier cette affaire à quatre décès ne suffit pas, en soi, à établir la responsabilité individuelle de Shervin dans un meurtre intentionnel. L’évaluation de sa condamnation nécessite l’accès au jugement, aux éléments de preuve et au rôle précis qui lui est attribué. La limitation de la peine capitale aux « crimes les plus graves », prévue par l’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), concerne les crimes d’une extrême gravité impliquant un meurtre intentionnel.

Droit à un procès équitable : les allégations faisant état d’un accès restreint à un avocat, d’audiences brèves et d’aveux forcés nécessitent une enquête indépendante. Si ces faits se sont produits dans le cadre de la procédure concernant Shervin, ils porteraient gravement atteinte à la validité de son procès et de sa condamnation à mort. Les articles 7 et 14 du PIDCP interdisent la torture et les aveux obtenus sous la contrainte ; un aveu obtenu sous la torture ne doit pas servir de fondement à une condamnation.

Âge au moment des faits : si Shervin avait moins de 18 ans au moment des faits qui lui sont reprochés, l’imposition d’une peine de mort constituerait une violation de l’interdiction prévue par l’article 6 du PIDCP. Sa seule année de naissance ne permet pas de l’établir avec certitude ; l’examen de son acte de naissance est essentiel.

Conclusion

Shervin Bagherian fait l’objet d’une condamnation à mort confirmée, tandis que son âge exact au moment des faits, les éléments de preuve étayant sa condamnation et l’étendue des garanties dont il a bénéficié en matière de défense restent incertains. Il est essentiel de suspendre l’exécution et d’examiner de manière indépendante ces incertitudes afin de protéger sa vie et ses droits.

Appel urgent

Les organismes des Nations unies, les gouvernements et les organisations internationales de défense des droits humains sont invités à agir afin de protéger les droits de Shervin Bagherian et d’empêcher son exécution, et à demander les mesures suivantes :

  • Suspendre immédiatement l’exécution et divulguer officiellement sa situation judiciaire.
  • Annuler la peine de mort et garantir un nouveau procès équitable, sans recours à la peine capitale.
  • Garantir un accès confidentiel et effectif à l’avocat de son choix ainsi que des moyens adéquats pour assurer sa défense.
  • Publier le jugement, les éléments de preuve et le fondement juridique de la condamnation.
  • Enquêter de manière indépendante sur les allégations de torture et d’aveux forcés.
  • Établir d’urgence sa date de naissance et son âge au moment des faits qui lui sont reprochés.
  • Garantir des contacts et des visites réguliers avec sa famille, ainsi que les soins médicaux nécessaires.*/é23