CSDHI – Des prisonniers politiques ont entamé une grève de la faim à l’occasion de la 145e semaine de la campagne « Les mardis contre les exécutions », afin de protester contre la vague croissante de condamnations à mort et la répression généralisée. Cette mobilisation intervient alors que la machine à exécuter des mollahs continue de fonctionner malgré les condamnations internationales et le soutien de rapporteurs des Nations unies, tandis que des dizaines de prisonniers ont perdu la vie la semaine dernière. Soulignant l’urgence d’abolir la peine de mort, les militants de cette campagne ont déclaré qu’aucune menace ni aucun verdict prononcé ne les détourneraient de leur détermination à lutter contre cette peine inhumaine.
Veuillez trouver ci-dessous le texte intégral de la déclaration de la campagne « Les mardis contre les exécutions » :
Poursuite de la campagne « Les mardis contre les exécutions » lors de sa 145e semaine dans 66 prisons à travers le pays
Lors de la 145e semaine de la campagne « Les mardis contre les exécutions », une vague de soutien et de solidarité émanant de personnalités et d’institutions internationales de premier plan a, une nouvelle fois, porté dans le monde entier la voix de la contestation contre les exécutions en Iran.
La déclaration de solidarité et la participation à cette campagne de deux rapporteures des Nations unies, Mme Andrea Bolaños Vargas (rapporteure spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l’homme) et Ana Lorena Delgadillo (membre du Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires), ainsi que la condamnation de l’augmentation des exécutions par Alexis Anagnostakis, président du Comité des droits de l’homme de l’Association européenne des avocats pénalistes, et par le Bureau des droits de la personne d’Affaires mondiales Canada, témoignent du rejet croissant de la peine de mort en Iran à travers le monde. L’ère des châtiments médiévaux est révolue et la communauté internationale, à l’unisson avec le peuple iranien, réclame le droit à la vie, à la liberté et à la dignité humaine.
Auparavant, d’autres rapporteurs des Nations unies, Mme Gina Romero et M. Leopoldo Maldonado, ainsi que d’autres personnalités, avaient apporté leur soutien à la campagne « Les mardis contre les exécutions ».
Cependant, la machine de la répression et des exécutions continue de faire des victimes en Iran. Au cours des six premiers jours du mois iranien d’Aban (à partir du 23 octobre) seulement, au moins 25 prisonniers ont été exécutés, dont 22 ont été pendus les 27 et 28 octobre 2026.
Parallèlement, les condamnations à mort de prisonniers politiques se poursuivent. Shahab Zohdi, arrêté lors du soulèvement de janvier 2026, a de nouveau été condamné à mort par le juge bourreau Salavati, après l’annulation de son précédent verdict par la Cour suprême. Imran Amani, un jeune homme de 21 ans originaire de Gonbad-e Kavus, a également été condamné à mort le 24 octobre 2026 pour le chef d’accusation de « moharebeh » (hostilité envers Dieu). En outre, des informations faisant état de condamnations à mort prononcées contre les prisonniers politiques Amin Pardal, Arman Marefati, Shayan Shakibaei, Matin Farnian et de nombreux autres condamnés dont les noms n’ont même pas été rendus publics ont renforcé les inquiétudes.
Nous sommes la voix de toutes ces personnes, car défendre les autres droits humains n’a aucun sens si l’on ne défend pas le droit à la vie. « Non aux exécutions » doit figurer au premier rang de toutes les revendications, de tous les slogans et de tous les mouvements de protestation, et nous plaçons notre espoir dans le courageux peuple iranien.
Nous, les prisonniers participant à la campagne « Les mardis contre les exécutions », déclarons que ni les menaces ni les condamnations à mort ne feront taire la voix qui proteste contre cette peine inhumaine.
Nous exigeons l’annulation immédiate des condamnations à mort et l’arrêt complet de la machine à tuer en Iran.
Les membres de la campagne « Les mardis contre les exécutions » observent une grève de la faim ce mardi 3 novembre 2026, lors de la 145e semaine de la campagne, dans les 66 prisons suivantes :
Prison de Qezel Hesar (unités 2, 3 et 4), prison d’Evine (quartiers des femmes et des hommes), prison centrale de Karaj, prison de Fardis à Karaj, prison du Grand Téhéran, prison de Qarchak, prison de Khorin Varamin, prison de Choobindar à Qazvin, prison d’Ahar, prison d’Arak, prison de Langarud à Qom, prison de Khorramabad, prison de Borujerd, prison de Yasuj, prison d’Asadabad à Ispahan, prison de Dastgerd à Ispahan, prison de Sheiban à Ahvaz, prison de Sepidar à Ahvaz (quartiers des femmes et des hommes), prison de Nezam à Chiraz, prison d’Adelabad à Chiraz (quartiers des femmes et des hommes), prison de Firuzabad dans la province du Fars, prison de Dehdasht, prison de Zahedan (quartiers des femmes et des hommes), prison de Borazjan, prison de Ramhormoz, prison de Behbahan, prison de Bam, prison de Yazd (quartiers des femmes et des hommes), prison de Kahnuj, prison de Tabas, prison centrale de Birjand, prison de Mashhad, prison de Gorgan, prison de Sabzevar, prison de Gonbad-e Kavus, prison de Qaemshahr, prison de Rasht (quartiers des hommes et des femmes), prison de Rudsar, prison de Havigh à Talesh, prison d’Azbaram à Lahijan, prison de Dizelabad à Kermanshah, prison d’Ardabil, prison de Tabriz, prison d’Oroumieh, prison de Salmas, prison de Khoy, prison de Naqadeh, prison de Miandoab, prison de Mahabad, prison de Bukan, prison de Saqqez, prison de Baneh, prison de Marivan, prison de Sanandaj, prison de Kamyaran, prison d’Ilam, prison de Kerman, prison de Borujen, prison de Nishapur, prison de Gachsaran, prison de Nur, prison d’Iranshahr, prison de Bandar Abbas, prison de Ziabar à Someh Sara, prison de Dareh Shahr à Ilam et prison de Meshgin Shahr.
La 145e semaine
Mardi 3 novembre 2026
#NoToExecutionTuesdays


