Publié le : 12th janvier 2021
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Maysam Jolani et Ali Khairju

CSDHI – Un tribunal d’Ardabil, dans le nord-ouest de l’Iran, a condamné deux manifestants à quatre mois de prison et à 40 coups de fouet chacun.

Deux manifestants condamnés à la prison et au fouet

Selon l’Agence de presse des droits de l’homme, les deux hommes s’appellent Maysam Jolani et Ali Khairju. Leur procès, présidé par le juge Sajjad Habibi, s’est tenu le 1er décembre 2020. Le tribunal les a, tous les deux, accusé de « participation à la perturbation de l’ordre public. »

Le régime a arrêté Maysam Jolani et Ali Khairju le 1er octobre 2020 à leur domicile, après avoir participé à un rassemblement dans le parc Jiral d’Ardabil. Selon les informations, des agents de la sécurité sans badge ont escaladé les murs de leurs maisons. Ils ont fait des descentes dans leurs domiciles. Les agents les ont également brutalement battus au cours de l’arrestation.

Ils ont également arrêté la femme de Khairjoo, Afsaneh Akbarzadeh, le 3 octobre 2020, en même temps que les membres de la famille des autres participants au rassemblement. Ils l’ont libérée le jour suivant.

Les agents du régime les ont transférés à la prison d’Ardabil. Ensuite, ils les ont emmenés au centre de détention d’Ardabil le 20 octobre 2020. Les deux hommes ont été temporairement libérés sous caution le 29 octobre 2020.

Le recours de l’Iran aux peines dégradantes et à la torture

Le régime iranien est l’un des rares États à recourir encore à des châtiments dégradants. Pourtant, toutes les conventions internationales relatives aux droits civils et politiques ont interdit le recours à des châtiments inhumains tels que l’exécution et la flagellation.

La flagellation est régulièrement attribuée par le régime à ses opposants politiques, y compris les manifestants et les dissidents. Plus de 100 « délits » sont punis par le fouet en vertu de la loi iranienne. Ces délits comprennent le vol, l’agression, le vandalisme, la diffamation, les relations extraconjugales et la fraude. Elles couvrent également des actes qui ne devraient pas être criminalisés, tels que l’adultère, les relations intimes entre hommes et femmes non mariés, « l’atteinte à la moralité publique » et les relations sexuelles consenties entre personnes du même sexe.

Source : Iran News Wire